Peut-on sauver nos dauphins par une interdiction de pêche d’un mois ?

Entre le 22 janvier et le 21 février 2024, environ 450 navires sont restés immobilisés dans les ports pour préserver la vie des dauphins, victimes par milliers de la pêche chaque année. Quelles autres mesures pourraient être prises pour protéger ces créatures marines ?

TL;DR

  • 450 bateaux de pêche immobilisés pour protéger les dauphins.
  • Interdiction de pêche à l’étude pour quatre mois par an.
  • Recherche de solutions à l’impact de la pêche sur les dauphins.

Une trêve pour les dauphins

Du 22 janvier au 21 février 2024, une mesure exceptionnelle a été appliquée pour la protection des dauphins : environ 450 bateaux de pêche ont été immobilisés. Cette décision, prise par le Conseil d’État en octobre 2023, a mis à l’arrêt un tiers de la flotte du golfe de Gascogne. Cette action a été entreprise dans le but de préserver les dauphins, victimes fréquentes des filets de pêche.

Impact positif mais insuffisant

Les effets positifs de cette trêve sur la population de dauphins sont indéniables selon plusieurs experts, même si les chiffres définitifs ne sont pas encore disponibles. Cependant, la question de la pérennité de l’espèce reste en suspens. Clara Ulrich, chercheuse à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), considère cette mesure comme une « mesure d’urgence« .

Quatre mois d’arrêt pour sauver l’espèce

Le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) suggère une solution plus radicale pour réduire significativement la capture de dauphins : interdire la pêche pendant quatre mois par an. Cependant, cette proposition est loin de faire l’unanimité parmi les pêcheurs, qui ont déjà eu des difficultés à accepter l’arrêt d’un mois.

Recherche de solutions alternatives

Malgré leur opposition à l’interdiction de pêche, les pêcheurs souhaitent limiter l’impact de leur activité sur l’environnement. Le plan Delmoges, proposé par le gouvernement, mise sur les nouvelles technologies pour concilier exploitation et protection des cétacés. Cependant, les experts et les ONG s’accordent à dire qu’aucune solution unique ne semble suffisamment efficace. Un dialogue entre pêcheurs et ONG semble s’engager pour trouver des solutions communes.