Pharmacies et pharmacies de garde fermées ce week-end de Pentecôte: découvrez pourquoi
Les pharmaciens sont actuellement en négociation avec l'Assurance Maladie, cherchant à obtenir de meilleures conditions. Quels avantages espèrent-ils obtenir précisément ?
TL;DR
Une grève des pharmaciens lors du week-end de la Pentecôte
Chers lecteurs, prenez vos dispositions. Nos pharmaciens prévoient une grève pour ce week-end de la Pentecôte, du samedi 18 mai au lundi 20 mai 2024. Ceci précédera une grande journée de mobilisation le jeudi 30 mai. Les deux syndicats majoritaires, la Fédération des pharmaciens d’officines (FSPF) et l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), ont décidé de passer à l’action après avoir menacé de fermer les 20 500 officines de France.
Les revendications des pharmaciens
Les pharmaciens réclament des revalorisations financières et tirent la sonnette d’alarme concernant la libéralisation de la vente en ligne de médicaments. Ils pointent également du doigt les ruptures de stock de médicaments.
Avant la journée de mobilisation du 30 mai, l’USPO organise cette grève en réponse à la dernière réunion avec l’Assurance maladie dans le cadre des négociations conventionnelles. Il se pourrait que de nombreuses pharmacies de garde soient fermées ce week-end, bien qu’il reste toujours possible d’en trouver une ouverte.
Des négociations en cours
L’USPO, qui poursuit les négociations, attend une proposition du directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, d’ici maximum 15 jours. « Subissant de plein fouet la hausse de leurs charges depuis près de trois ans, et constatant que les négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie pour revaloriser leurs honoraires et les nouvelles missions que les pouvoirs publics leur ont confiées en matière de prévention, de dépistage et de vaccination, n’aboutissent pas, la décision est prise de fermer les officines sur tout le territoire et de manifester le 30 mai prochain. », souligne l’USPO.
Un accès aux soins menacé
Les pharmaciens souhaitent également alerter la population et les pouvoirs publics sur les ruptures de stocks de médicaments et la réforme du troisième cycle des études de pharmacie. Ils craignent que les fermetures d’officines contribuent à la dégradation de l’accès aux soins. « Plus qu’une simple grève, cette journée de protestation du 30 mai devra alerter les pouvoirs publics sur les perspectives sombres auxquelles la pharmacie d’officine doit faire face » selon la Fédération des pharmaciens d’officines.
