Un "plan d'épargne avenir climat" (Peac) est annoncé pour le 1er juillet, conformément à un décret publié le 16 juin 2024 dans le Journal officiel. Qu'est-ce que cela impliquera pour nous?
Un placement pour l’avenir et le climat
Le 1ᵉʳ juillet 2024 marquera l’entrée en vigueur d’un nouveau produit financier en France : le « Plan d’Épargne Avenir Climat » (PEAC). Ce placement innovant, détaillé dans un décret paru le 16 juin 2024, vise à conjuguer rendement pour l’épargnant et financement de la transition énergétique.
Principe et fonctionnement du PEAC
Accessible aux personnes de moins de 21 ans, le PEAC contribuera au financement de projets « bas carbone », en lien avec la loi sur l’industrie verte adoptée en octobre dernier. Chaque épargnant pourra ouvrir un seul plan, avec des versements plafonnés à 22 950 euros.
Les fonds déposés sur le PEAC seront bloqués pour une durée minimale de cinq ans et jusqu’à la majorité de l’épargnant. Ce mécanisme permettra de financer des projets de long terme nécessaires à la transition écologique, comme l’explique Bercy.
Un jeune épargnant pourra retirer son épargne à ses 18 ans, en totalité ou partiellement. Toutefois, après le premier retrait, aucun nouveau versement ne sera possible. Le PEAC sera automatiquement clôturé au trentième anniversaire de son titulaire.
Ouverture du PEAC
Le PEAC peut être ouvert auprès de divers établissements financiers : banques, compagnies d’assurances, mutuelles, institutions de prévoyance. L’ouverture d’un PEAC pour un mineur nécessite l’autorisation des représentants légaux de l’enfant.
Un rendement attractif
Le rendement du PEAC dépendra des stratégies d’investissement des acteurs traditionnels de l’assurance-vie. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué en mai 2023 que la rémunération de ce produit serait supérieure à celle du Livret A, dont le taux est actuellement de 3 %.
Contrairement au Livret A, le rendement du PEAC variera en fonction des choix de gestion. Les gains ne seront pas imposables et ne seront pas non plus soumis aux prélèvements sociaux.
Enfin, avec la loi industrie verte, le gouvernement espère encourager le déploiement de technologies de décarbonation, telles que l’éolien, le photovoltaïque, les pompes à chaleur, les batteries et l’hydrogène décarboné.