Pourquoi la France pourrait voir une nouvelle baisse des naissances en 2023 ?
En 2023, on s'attend à une baisse record du nombre de naissances, due à des facteurs démographiques et un changement des aspirations. Comment cette tendance va-t-elle influencer notre futur ?
TL;DR
- Naissances en France devraient atteindre un point bas en 2023.
- Facteurs démographiques et changements d’aspirations expliquent cette baisse.
- Des politiques publiques adaptées pourraient inverser cette tendance.
La natalité en France : une tendance à la baisse ?
Le constat est sans appel. En 2023, la France pourrait connaître un record historique de baisse des naissances. Les données de l’Insee révèlent un recul de 6,8% sur les onze premiers mois de l’année par rapport à 2022.
Les facteurs expliquant ce recul
Comment comprendre cette situation ? Deux éléments principaux se dégagent. D’une part, un facteur démographique : le nombre de femmes en âge de procréer a diminué. D’autre part, un changement d’aspirations chez ces femmes. Comme l’explique « Catherine Scornet, Maîtresse de conférence à l’Université d’Aix-Marseille : Pour fonder une famille, il faut avoir de l’espoir. Or les jeunes générations sont peut-être plus habitées par l’inquiétude quant à leur avenir. »
Un contexte d’incertitude économique et climatique pourrait ainsi refréner l’envie d’avoir un enfant. De plus, certaines femmes décident de privilégier d’autres projets personnels ou professionnels à la maternité.
Les conséquences d’un recul de la natalité
Un tel recul a des conséquences directes sur la structure de la population et demande une adaptation des politiques publiques. « On peut toutefois jouer sur d’autres leviers pour accroître la population active: par exemple, favoriser l’emploi des seniors, des femmes ou avoir recours à l’immigration. », indique Hippolyte d’Albis, professeur à l’Ecole d’économie de Paris.
Comment inverser la tendance ?
Des politiques publiques favorables à la vie familiale pourraient encourager certaines personnes à avoir un enfant, selon Laurent Toulemon, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined). En revanche, les mesures financières incitatives restent peu efficaces, car « faire des enfants implique des dépenses sur le long terme ».
