Invité par Emmanuel Macron à Versailles après le G7, Donald Trump a affiché sa bonne humeur. Derrière le symbole, Paris cherche un équilibre délicat.
- Donald Trump dînera à Versailles mercredi
- Le ton avec Emmanuel Macron s’est adouci
- Paris mise sur un symbole historique sensible
Donald Trump a nettement changé de ton envers Emmanuel Macron au G7, juste avant un dîner prévu mercredi 17 juin à Versailles. Le président américain a parlé d’un Macron « homme très gentil » et d’un « ami spécial », des mots qui tranchent avec les piques des derniers mois.
Un ton bien plus cordial entre Washington et Paris
Ces derniers temps, la relation entre Paris et Washington s’était refroidie. La source rappelle que Donald Trump avait moqué Emmanuel Macron, présenté comme un président en fin de mandat, et était même allé jusqu’à ironiser sur sa vie conjugale avec Brigitte Macron.
À Evian, l’ambiance a été différente. Le président américain a salué chaleureusement l’épouse du chef de l’État français et n’a pas relancé, devant la presse, sa menace de droits de douane à 100 % sur le vin français liée à la taxe visant les géants de la tech. Pour l’instant, c’est un signal de détente, pas plus.
Versailles, un décor chargé de symboles
Officiellement, Emmanuel Macron ne vend pas cette rencontre comme un dîner d’apparat. Il a expliqué qu’il s’agissait de marquer les 250 ans de la déclaration d’indépendance américaine, en rappelant le rôle joué par la France.
Le choix de Versailles n’est donc pas seulement décoratif. C’est là que Louis XVI avait reçu Benjamin Franklin en 1778 pour accorder un soutien militaire à l’indépendance américaine. C’est aussi là, selon la source, que le traité d’indépendance a été signé en 1783. Les autorités françaises promettent un dîner de travail « sobre » entre les deux délégations.
Le soupçon d’une opération de séduction
Mais le lieu nourrit forcément les commentaires. Donald Trump, connu pour son goût des dorures, a lui-même insisté sur le prestige du château en lançant que Versailles, « c’est du lourd ». Il a ajouté qu’il voulait y aller, même si cela repousse encore son départ de France à une heure tardive. Et il a glissé, avec le sourire, qu’il n’était « pas un gros dormeur ».
En face, les opposants à Macron soupçonnent le président français de chercher à amadouer son invité avec le cadre du Roi Soleil. L’exécutif récuse cette lecture et tente un équilibre délicat, avec des égards sans céder sur le fond. Le sujet compte, quand même, parce que le précédent G7 avait été marqué par un départ anticipé de Trump, vécu côté français comme une humiliation.
Autre élément relevé dans la source, le président américain arrive dans une séquence où il semble conforté par l’accord conclu la veille avec l’Iran. La suite se jouera à table, dans un format annoncé comme discret.