Pourquoi les taxis paralysent-ils les grandes villes françaises ce lundi?
Suite à la mobilisation des agriculteurs, les chauffeurs de taxis sont désormais en mouvement, provoquant des perturbations et paralysant la circulation dans plusieurs villes françaises. Quelle sera la prochaine profession à se mobiliser ?
TL;DR
- Chauffeurs de taxis français en grève pour des revendications tarifaires.
- Opérations escargot perturbent la circulation dans plusieurs villes.
- Protestation contre la convention sur le transport médical avec la Cnam.
Le lundi 29 janvier 2024, une journée sous le signe de la mobilisation
Ce lundi 29 janvier 2024 marque une nouvelle journée de mobilisation en France. Après les agriculteurs, les chauffeurs de taxis ont décidé de faire entendre leurs voix. Leur moyen d’action ? Des opérations escargot qui ont perturbé la circulation dans plusieurs villes du pays.
Des grandes villes paralysées par les opérations escargot
Dès le matin, les chauffeurs de taxis ont investi les rues de Perpignan, Bordeaux, Toulouse, Caen, Rennes et Lyon. Leur objectif : paralyser les principaux axes routiers pour attirer l’attention sur leurs revendications. Dans la capitale, ils se sont donnés rendez-vous devant le Ministère de la Santé, renforçant ainsi l’impact de leur mouvement.
Un conflit tarifaire au cœur des revendications
Au cœur de cette mobilisation, une revendication majeure : le retrait de la convention liant leur profession à la Caisse nationale de l’assurance-maladie (Cnam) sur le transport médical. Selon les chauffeurs de taxis, cette convention imposerait des tarifications « injustes et inacceptables » lors du transport de patients.
« On nous demande de signer un document qui ne prend pas en compte l’inflation et l’augmentation de nos charges pour la revalorisation de nos salaires. » déplore Magaly Bazire, Présidente de la Fédération départementale de la Manche des taxis indépendants (FNDT).
Le transport sanitaire partagé, une mesure contestée
Les chauffeurs de taxis contestent également l’obligation du transport sanitaire partagé. Cette mesure, visant à réduire l’empreinte carbone et à faire des économies, obligerait les chauffeurs à transporter plusieurs patients sur la même course.
« On considère qu’humainement parlant, on ne peut pas mélanger tous les patients, un enfant autiste avec un monsieur qui est en fin de vie », illustre Stéphane Abeilhou, porte-parole de l’Union des Taxis 31.
Un mouvement qui pourrait perdurer
La Fédération nationale des artisans du taxi (FNAT), la Fédération nationale du taxi indépendant (FNTI) et la FNDT ont appelé à un « mouvement reconductible ». Ils espèrent que l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM) entendra leurs revendications pour trouver un accord satisfaisant pour tous.
