Pourquoi l’inflation rend-elle l’obtention de crédit à la consommation plus difficile?
Dans l'univers du crédit à la consommation, l'incertitude règne, exacerbée par une inflation galopante. En un an, les institutions de crédit ont enregistré une hausse moyenne de deux points de leurs taux d'intérêt.
Tl;dr
- Les taux de crédit à la consommation ont augmenté en moyenne de deux points en un an.
- Cette hausse est due à l’augmentation des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne.
- Le secteur du crédit à la consommation est en déclin, avec une baisse de l’activité depuis six mois.
- Face à cette situation, les banques cherchent des alternatives comme les cartes à débit différé ou le microcrédit.
En un an, le secteur du crédit à la consommation a connu une hausse de ses taux de deux points en moyenne, passant de 4,6% au premier semestre 2022 à 6,6% au premier semestre 2023. Selon une étude de Panorabanques, cette inflation est due à l’augmentation des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE).
Les conséquences de l’augmentation des taux d’intérêt
Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a reconnu le 25 septembre 2023 que cette augmentation des taux est source de difficultés pour les ménages emprunteurs. Cette hausse a été répercutée sur les clients par les banques et les organismes de crédit, ce qui a conduit à une baisse de la demande en crédit.
Le secteur du crédit à la consommation en déclin
En conséquence, le secteur du crédit à la consommation est en déclin. L’association française des sociétés financières (ASF) a révélé en juillet 2023 une « dégradation du marché du crédit à la consommation », avec une baisse de l’activité de 5,1% par rapport à l’année précédente. De plus, l’étude de Panorabanques indique que 5% des Français se tournent vers le crédit à la consommation pour compenser l’inflation.
Les alternatives privilégiées par les banques
En réponse à cette situation, les banques cherchent à éviter les impayés et à réduire leur activité de crédit à la consommation. Le microcrédit et les cartes à débit différé sont ainsi mis en avant. Ces dernières offrent une avance de trésorerie sur les dépenses, prélevées une seule fois en fin de mois ou au début du mois suivant. Le microcrédit, quant à lui, se caractérise par des montants d’emprunt faibles et une courte durée d’emprunt.
En conclusion, le secteur du crédit à la consommation traverse une zone d’incertitudes. L’augmentation des taux d’intérêt et la baisse de la demande en crédit ont conduit les banques à chercher des alternatives pour maintenir leur activité tout en évitant les impayés.
