Premier décès dû à la rage en Guyane depuis 16 ans
La dernière personne atteinte de la rage en Guyane, en 2008, avait contracté le virus chez des chauves-souris et provenait d'un site d'exploitation d'or. Y a-t-il des mesures pour prévenir de tels incidents à l'avenir ?
TL;DR
Un cas de rage mortel en Guyane : la première occurrence en 16 ans
La Guyane française a été témoin d’une tragédie sanitaire récemment. Trois personnes ont perdu la vie à l’hôpital de Cayenne, la capitale du département d’outre-mer. Parmi elles, une victime a été identifiée comme étant infectée par le virus de la rage, ce qui représente le premier cas documenté en 16 ans, comme l’ont annoncé la préfecture et l’agence régionale de santé (ARS) de Guyane.
Des décès énigmatiques
Les patients, originaire du site d’orpaillage d’Eau Claire dans le sud de la Guyane, ont été admis au service de réanimation entre le 17 février et le 1er mars. Les causes précises de leur décès restent inconnues, les analyses étant toujours en cours. France-Guyane, le journal régional, rapporte que les spécialistes ont entamé une série d’analyses pour déterminer l’origine de ces morts subites.
La rage : une maladie mortelle encore très présente
Malgré les avancées médicales, la rage reste une maladie mortelle qui cause des dizaines de milliers de décès chaque année, particulièrement en Afrique et en Asie où les chiens sont le principal vecteur de transmission. En France métropolitaine, aucun cas de rage humaine n’a été rapporté depuis 1924, mais en 2008, un cas avait été confirmé en Guyane. Le virus était très proche de ceux qui circulent chez les chauves-souris hématophages en Amérique Latine.
Des mesures de prévention essentielles
La rage peut être prévenue efficacement par la vaccination. Cependant, une fois les premiers signes de la maladie déclarés, elle est toujours mortelle. La transmission du virus se fait principalement par contact direct avec la salive d’un animal contaminé. Les autorités sanitaires de Guyane sont actuellement à la recherche des personnes susceptibles d’avoir été en contact avec le malade.
Le rappel est clair : Il faut garder ses distances avec les animaux sauvages et domestiques dans les régions où la rage est présente.
