Premier lancement de fusée privée: l’Espagne conquiert l’espace!
La première fusée privée espagnole, lancée par la start-up PLD Space, a réussi son décollage samedi après plusieurs tentatives repoussées. Le prototype Miura-1 a ainsi pris son envol avec succès.
Tl;dr
- La première fusée privée espagnole, Miura-1, a réussi son décollage.
- La fusée a atteint une apogée de 46 km avant de retomber dans l’océan Atlantique.
- Cette réussite place l’Espagne comme le dixième pays avec une capacité spatiale directe.
- La start-up PLD Space, responsable du lancement, prévoit de développer Miura-5, un mini-lanceur de satellites.
Un pas de géant pour l’Espagne dans l’ère spatiale
Un moment historique s’est produit ce samedi, la première fusée privée espagnole, Miura-1, a réussi son premier vol. La start-up PLD Space, à l’origine de cette prouesse, a démontré avec brio l’entrée de l’Espagne dans le cercle restreint des nations dotées de la capacité spatiale directe.
Un vol inaugural couronné de succès
Le lancement a eu lieu depuis une base militaire dans la province de Huelva, en Andalousie. Le prototype de 2,5 tonnes a atteint son apogée à 46 km au-dessus du golfe de Cadix. Bien que cette altitude soit insuffisante pour se mettre en orbite, elle a permis à la fusée de s’échapper de l’atmosphère terrestre. Après environ cinq minutes en vol, Miura-1 a conclu sa mission en se posant dans l’océan Atlantique, comme prévu.
Un futur prometteur pour PLD Space
Le lancement de Miura-1 n’est que la première étape d’un projet plus ambitieux. PLD Space compte développer Miura-5, un mini-lanceur de deux étages capable de mettre en orbite des satellites de moins de 500 kilos. L’entreprise a déjà signé un accord avec le Centre national français d’études spatiales (CNES) pour effectuer le lancement depuis le Centre spatial de Kourou, en Guyane française.
PLD Space prévoit de passer à l’échelle industrielle avec une capacité de production de 50 moteurs par an et la fabrication de cinq à six fusées par an. L’entreprise envisage de réaliser deux vols de démonstration en 2025, suivis d’une entrée en service commercial l’année suivante.
L’essor de la course aux mini-lanceurs
La start-up, créée en 2011, n’est pas la seule à se lancer dans la course aux mini-lanceurs spatiaux. D’autres entreprises européennes, comme l’allemande Isar Aerospace et la française Latitude, cherchent également à répondre à la demande croissante de mise en orbite de micro-satellites. Face aux gros lanceurs comme le Falcon 9 (SpaceX) ou Ariane 6 (ArianeGroup), ces petites fusées offrent une flexibilité d’emploi : elles peuvent être tirées rapidement pour répondre à un besoin urgent, remplacer un satellite défaillant ou compléter une constellation.
