Première exécution mondiale par inhalation d’azote aux Etats-Unis
Pour la première fois en plus de quatre décennies, ce pays fait usage d'une méthode d'exécution jamais utilisée auparavant. Quelle pourrait être la réaction des habitants face à cette nouveauté ?
TL;DR
- Alabama exécute un condamné par inhalation d’azote, une première mondiale.
- L’ONU dénonce ce mode d’exécution comme une forme de « torture ».
- Le condamné a été définitivement condamné en 1996 pour meurtre.
Un nouveau mode d’exécution inauguré en Alabama
Jeudi dernier, l’État américain d’Alabama a marqué l’histoire en devenant le premier à exécuter un condamné par inhalation d’azote. Cette méthode d’exécution, inédite à l’échelle mondiale, a été déployée malgré les critiques de l’ONU qui l’a qualifiée de « torture ».
Un condamné à mort exécuté après 25 ans
Kenneth Eugene Smith, condamné à la peine capitale en 1996 pour le meurtre commandité d’une femme, est décédé au pénitencier d’Atmore, 29 minutes après le début de l’exécution. Le procureur général de l’Alabama, Steve Marshall, a déclaré que « justice a été rendue » et que l’État d’Alabama avait « accompli quelque chose d’historique ».
Controverse autour de l’exécution
Cette exécution a suscité une vive controverse. Selon des témoins cités par le média local AL.com, M. Smith a commencé à se tordre et à se débattre pendant environ deux à quatre minutes, suivies d’environ cinq minutes de respiration bruyante. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a exprimé son alarme face à l’emploi de ce « mode d’exécution inédit et non testé ».
Une méthode d’exécution contestée
Le protocole d’exécution par hypoxie à l’azote de l’Alabama ne prévoit pas de sédation, ce qui a attiré davantage de critiques. L’Association américaine vétérinaire (AVMA) recommande d’administrer un sédatif aux animaux euthanasiés de cette façon. Malgré les appels pour un sursis à cette exécution, tous les recours et demandes de sursis de M. Smith ont été rejetés, y compris par la Cour suprême.
