Première exigence de cessez-le-feu immédiat à Gaza par l’ONU dans la guerre Israël-Hamas
L'ONU, avec l'abstention des États-Unis, a réussi à adopter une résolution demandant un cessez-le-feu à Gaza, provoquant la colère d'Israël. Quelle sera la réaction d'Israël face à cette résolution?
TL;DR
- L’ONU adopte une résolution pour un cessez-le-feu à Gaza.
- L’abstention américaine déclenche la colère d’Israël.
- Le Hamas et l’Autorité palestinienne saluent la résolution.
Une résolution pour la paix à Gaza
Un événement sans précédent a eu lieu ce lundi 25 mars 2024 : les Nations Unies ont adopté une résolution demandant un « cessez-le-feu » immédiat dans la bande de Gaza. En proie à une famine effroyable, la région est depuis cinq mois le théâtre d’un conflit sanglant entre Israël et le Hamas.
Une abstention américaine qui fait des vagues
Le vote de cette résolution a été rendu possible par l’abstention des États-Unis, un allié historique d’Israël. En conséquence, Israël a vivement critiqué cette abstention, arguant qu’elle nuisait à ses efforts de guerre et à ceux visant à libérer les otages détenus à Gaza. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré dans un communiqué que cette abstention marquait un recul significatif de la position américaine habituelle au Conseil de Sécurité.
Un cessez-le-feu pour le Ramadan
La nouvelle résolution, portée par des membres non-permanents du Conseil, « exige un cessez-le-feu immédiat pour le mois du ramadan », en vue de parvenir à un cessez-le-feu durable. La Maison-Blanche a réfuté les accusations de « changement de cap », l’ambassadrice américaine à l’ONU affirmant qu’un cessez-le-feu à Gaza ne pourrait commencer qu’avec la libération d’un premier otage.
Réactions aux accords de cessez-le-feu
Le Hamas et l’Autorité palestinienne ont salué cette résolution. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré qu’il serait « impardonnable » de ne pas respecter cet appel à un cessez-le-feu. Cependant, le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant, a prévenu lors d’une visite aux États-Unis que la guerre ne pourrait s’arrêter tant qu’il y aurait des otages à Gaza, douchant ainsi les espoirs internationaux d’une cessation des hostilités.
