Première historique : l’Otan à bord du porte-avions français Charles de Gaulle
Le 25 avril 2024, la veille de sa mission inaugurale sous l'égide de l'Alliance atlantique, le Charles de Gaulle a accueilli à son bord les 32 ambassadeurs (ou leurs adjoints) de l'Otan. Quels enjeux cette mission soulève-t-elle ?
TL;DR
- 32 ambassadeurs de l’Otan ont embarqué sur le Charles de Gaulle.
- Le navire participe à sa première mission sous commandement Otan.
- La France réinvestit l’Otan face à la menace russe.
Une première historique pour l’Otan et la France
Une scène inédite s’est déroulée le 25 avril 2024, lorsque les 32 ambassadeurs de l’Otan, ou leurs adjoints, ont embarqué à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Cette visite précédait de peu la première mission du navire sous le commandement de l’Alliance atlantique, marquant un tournant dans l’histoire de l’Otan.
Une réponse à la menace russe
Longtemps perçue comme un allié réticent à Bruxelles, la France a décidé de résolument réinvestir l’Otan face à la menace russe. Comme l’a affirmé le général de l’armée de l’air Thierry Garreta, la France est totalement engagée dans l’Alliance. Ce réinvestissement se manifeste notamment par la participation du Charles de Gaulle, seul porte-avions à propulsion nucléaire en Europe, à une mission de l’Otan en Méditerranée.
Une démonstration de force
Malgré une année d’indisponibilité, le Charles de Gaulle a repris la mer et a pu montrer au Conseil de l’Atlantique nord ses capacités opérationnelles en pleine mer. Lors d’un exercice, huit Rafale Marine ont été catapultés dans les airs à la vitesse de 250 km/h, devant le groupe d’ambassadeurs de l’Otan.
Outre cette démonstration aérienne, le « pacha » du Charles de Gaule, a répondu en anglais à toutes les questions des ambassadeurs de l’Otan. Le navire, symbole des « 42 000 tonnes de French determination », transporte une vingtaine de Rafale, trois hélicoptères et deux avions Hawkeye, les yeux du navire dans le ciel.
Une mission qui s’annonce chargée
Le Charles de Gaulle sera en mission pour le compte de l’Otan du 26 avril au 10 mai, mais restera en mer pour une autre mission, française cette fois, baptisée Akila. Une double mission qui démontre l’engagement de la France dans l’Otan et la défense de l’Europe.
