Près de 70% des Maires Subissent des Violences: Une Incivilité Rampante
Selon une étude réalisée par le Cevipof, on s'attend à une hausse de 15% des actes de violence à l'encontre des élus locaux pour l'année 2023. Les chiffres détaillés reflètent cette tendance inquiétante.
Tl;dr
- L’étude du Cevipof prévoit une hausse de 15% des violences contre les élus locaux en 2023.
- 69% des maires ont déjà été victimes d’incivilités, une augmentation de 16 points depuis 2020.
- Les agressions contre les élus ont augmenté de 32% en 2022, avec 2265 plaintes et signalements.
- 1 300 maires ont démissionné depuis juin 2020, principalement à cause de l’exigence des citoyens, et des difficultés à concilier vie personnelle et professionnelle.
La violence envers les élus locaux en hausse prévue pour 2023
Avec une augmentation prévue de 15% des violences envers les élus locaux en 2023, l’étude du Cevipof révèle une réalité inquiétante pour la démocratie locale. Ces élus, souvent en première ligne face aux citoyens, subissent de plus en plus d’agressions et d’incivilités.
Un climat d’incivilités croissantes
Selon le Cevipof, 69% des maires ont déjà été victimes d’incivilités, soit une augmentation de 16 points depuis 2020. En outre, les agressions contre les élus, surtout les maires, ont augmenté de 32 % en 2022, avec 2265 plaintes et signalements. « Dans ce contexte anxiogène, les maires interrogés déclarent à 69 % avoir déjà été victimes d’incivilités (impolitesse, agressivité). », précise l’étude.
Des attaques et menaces de plus en plus fréquentes
La violence ne se limite pas aux agressions physiques. 39% des maires ont subi des injures et insultes, et 27% ont été attaqués ou menacés sur les réseaux sociaux. De plus, 12% des maires rapportent que leur entourage familial a également été exposé à ces comportements violents.
La crise de vocation menace la démocratie locale
Face à cette escalade de la violence, 1300 maires ont quitté leur fonction depuis juin 2020, révélant une « fatigue républicaine ». Cette situation est d’autant plus préoccupante que les démissions ne sont pas liées principalement à des questions d’émoluments, mais à une « trop forte exigence des citoyens », des relations complexes avec les services de l’État, et des difficultés pour concilier vie personnelle, professionnelle et rôle de maire.
Pour éviter une crise de vocation, les maires proposent notamment d’augmenter l’indemnité des élus et de créer un fonds financé par l’État pour aider les communes à financer les dépenses relatives aux conditions d’exercice des mandats locaux.
