Ce mercredi 18 octobre, Bercy a exposé son projet de révision du prêt à taux zéro, une mesure qui permettra à six millions de Français supplémentaires de pouvoir en bénéficier.
- Bercy a détaillé le plan de refonte du prêt à taux zéro (PTZ) prévu pour début 2024.
- Le nouveau PTZ sera recentré sur l’achat d’appartements neufs en zone tendue et conditionné à des travaux de rénovation.
- Les plafonds de revenus pour être éligible au PTZ seront augmentés, permettant à plus de ménages d’y accéder.
- L’effort de l’Etat, estimé à plus de 800 millions par an, devrait bénéficier à 40 000 accédants à la propriété.
Le prêt à taux zéro fait peau neuve
Le mercredi 18 octobre, Bercy a dévoilé les contours du nouveau prêt à taux zéro (PTZ). Ce dispositif, qui devait initialement disparaître fin 2023, a été prolongé jusqu’en 2027 en raison du contexte économique. Sa refonte devrait être mise en œuvre « début 2024« , une fois le projet de loi de finances voté.
Un recentrage sur les zones tendues
Face à la crise immobilière et à la hausse des taux d’intérêts, le gouvernement a décidé de recentrer le PTZ sur l’achat d’appartements neufs en zone tendue. Il sera également conditionné à des travaux de rénovation lors de l’acquisition d’un logement ancien en zone détendue. Cette mesure est cohérente avec la lutte contre l’artificialisation des sols, précise Bercy.
Un élargissement de l’éligibilité au PTZ
Le nouveau PTZ vise à rendre éligibles six millions de Français supplémentaires. Pour cela, les plafonds de revenus seront réhaussés. Ainsi, 29 millions de foyers fiscaux pourront potentiellement bénéficier de ce nouveau dispositif, contre 23 millions actuellement. Bruno Le Maire, ministre de l’économie, a déclaré sur les ondes de RTL que ceux gagnant entre 2 500 et 4 000 euros auront désormais droit au PTZ.
Une aide plus importante pour les emprunteurs
Autre changement majeur, la part du PTZ dans le crédit immobilier passera de 40% à 50%. Le prêt maximal passera quant à lui de 80 000 à 100 000 euros. Selon Bercy, cette aide de l’État pourrait permettre d’économiser entre 5 000 à 40 000€ par achat immobilier. L’effort de l’État, estimé à plus de 800 millions par an, devrait ainsi bénéficier à 40 000 accédants à la propriété.