Prévisions record pour le transport aérien en 2024 : 5 millions de voyageurs en vue!
Après une période de ralentissement due au Covid-19, le secteur aérien a rebondi avec un chiffre d'affaires proche de 1000 milliards de dollars. Quelles sont les perspectives pour l'avenir?
TL;DR
- Le secteur aérien prévoit des records de revenus et de passagers en 2024.
- Malgré des pertes massives pendant la pandémie, le regain est notable.
- Rentabilité modeste mais cruciale pour des investissements en émissions zéro.
Le secteur aérien, sur le chemin de la résilience
La crise sanitaire du Covid-19 a frappé le secteur aérien de plein fouet, entraînant des pertes abyssales. Cependant, selon l’Association internationale du transport aérien (Iata), l’horizon semble s’éclaircir.
Des records en vue
En 2024, le transport aérien devrait atteindre des chiffres record, avec près de cinq milliards de passagers et un chiffre d’affaires approchant les 1000 milliards de dollars. « Un énorme succès étant donné les récentes graves pertes dues à la pandémie », a souligné Willie Walsh, le directeur général de l’Iata.
Une rentabilité modeste
Malgré ces chiffres impressionnants, la rentabilité reste faible, avec une marge nette prévue de 3% en 2024. « Avec seulement 6,14 dollars par passager, nos bénéfices sont très faibles », a déploré Walsh. Néanmoins, ce dernier a insisté sur l’importance de cette rentabilité, aussi modeste soit-elle, pour permettre des investissements futurs.
Viser le zéro émission
Le secteur aérien se fixe des objectifs ambitieux en matière d’environnement. Selon Walsh, « il est très important que nous parvenions à une rentabilité durable. Cela permettra aux compagnies d’investir pleinement dans les produits que désirent nos clients, et les moyens de parvenir à zéro émission nette de CO2 en 2050 ». Pour y parvenir, l’Iata mise à 65% sur les carburants d’origine non fossile, le solde des réductions étant obtenu par de nouvelles technologies et des compensations carbone.
Le secteur aérien, bien que ne représentant que 3% des émissions de CO2 mondiales, est souvent pointé du doigt en raison de son utilisation par une minorité de la population mondiale. Avec ces nouvelles perspectives, il semble déterminé à changer la donne et à jouer un rôle actif dans la lutte contre le réchauffement climatique.
