Ces deux individus, qui projetaient de commettre des attentats sur le réseau SNCF, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris, deux décennies après avoir été démasqués. Quel sera le verdict de leur procès ?
TL;DR
- Deux individus accusés de menaces d’attentats sur la SNCF.
- Leur procès commence 20 ans après les faits.
- Ils avaient exigé une rançon de 4 à 8 millions d’euros.
Le spectre du passé ressurgit : le procès du « groupe AZF »
Il y a vingt ans, la menace d’attentats sur le réseau SNCF par le « groupe AZF » avait suscité une vive inquiétude en France. Aujourd’hui, les deux protagonistes de cette affaire, un ancien chef d’entreprise et son ex-employée, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris. Cette affaire, qui jadis avait fait la une des journaux, revient sur le devant de la scène.
Un duo qui a semé la terreur
Michel, âgé de 76 ans, et Perrine, 61 ans, sont accusés d’association de malfaiteurs et de détention sans autorisation d’engins explosifs. Leur menace de faire exploser des bombes sur les voies ferrées contre une rançon avait été prise très au sérieux. Le gouvernement avait reçu plusieurs lettres signées « AZF », déclenchant une véritable alerte nationale.
Un scénario digne d’Hollywood
Le « groupe AZF » avait affirmé avoir enfoui des bombes sous les voies ferrées, prêtes à être déclenchées si l’État ne versait pas une rançon de 4 à 8 millions d’euros. Les autorités avaient même retrouvé deux bombes, confirmant la crédibilité de la menace. Cette affaire avait également été marquée par une correspondance énigmatique, via le quotidien Libération, entre « Mon gros loup » (AZF) et « Suzy » (police), organisant la remise de la rançon par hélicoptère.
L’arrestation et le procès
C’est grâce à la dénonciation d’un proche que les deux membres du groupe ont été interpellés. Bien que reconnaissant les faits, ils ont nié avoir voulu instaurer un climat de terreur dans le pays. Selon eux, la rançon devait servir à financer des projets innovants dans le domaine des énergies renouvelables. Aujourd’hui, ils doivent répondre de leurs actes devant la justice, deux décennies après avoir semé la peur sur le réseau ferroviaire français.