Procès en appel pour deux accusés de l’attentat de Nice débute aujourd’hui
En 2022, deux individus condamnés à 18 ans de prison ont fait appel, avec l'intention de leur défense de plaider l'acquittement. De plus, neuf mineurs devraient témoigner pour la première fois. Quel impact auront ces témoignages sur l'issue du procès ?
TL;DR
- Le procès en appel de l’attentat de Nice débute en 2022.
- Deux proches de l’auteur de l’attentat ont fait appel de leur condamnation.
- Neufs mineurs témoigneront pour la première fois.
Un nouveau chapitre judiciaire pour l’attentat de Nice
Après une attente de près de 500 jours, un nouveau chapitre s’ouvre dans le procès de l’attentat au camion-bélier de Nice. Ce lundi 22 avril, la cour d’assises spéciale de Paris accueille le procès en appel de deux proches de l’auteur de cet acte tragique.
Les appelants : Mohamed Ghraieb et Chokri Chafroud
Mohamed Ghraieb, Franco-Tunisien de 48 ans et Chokri Chafroud, un Tunisien de 44 ans, ont été condamnés à 18 ans de réclusion pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle. Ces deux individus sont les seuls des huit accusés à avoir fait appel de leur condamnation initiale.
Un procès aux enjeux multiples
Ce procès en appel est attendu avec une certaine anxiété par les victimes. Maître Olivia Chalus-Penochet, avocate représentant plusieurs parties civiles, a déclaré à l’AFP que « les victimes attendent principalement que la cour d’appel confirme les condamnations, voire aille au-delà concernant le quantum des peines ». Parmi elles, 230 ont prévu de s’exprimer à la barre.
D’autre part, un fait notable marquera ces audiences : pour la première fois, neuf mineurs témoigneront. Cette information a été révélée par l’association « Une voie des enfants ». Ces enfants ne se déplaceront pas à Paris et livreront leur témoignage depuis Nice.
Une défense qui plaide l’acquittement
Toujours clamant leur innocence, Ghraieb et Chafroud affirment ignorer les projets criminels de leur compatriote. Leurs avocats ont indiqué à l’AFP qu’ils plaideraient l’acquittement. Le procès se déroulera cinq jours par semaine, du 22 avril au 14 juin.
L’issue de ce procès en appel est attendue avec impatience, tant par les victimes en quête de justice que par le grand public soucieux de voir la lumière faite sur cet acte terroriste qui a endeuillé la France en 2016.
