Projet de loi agricole : report suscite la colère des agriculteurs
Marc Fesneau a déclaré ce dimanche 21 janvier que le projet de loi sur l'Agriculture serait repoussé afin d'y inclure un ensemble de mesures de simplification. Quelles pourraient être ces mesures simplificatrices ?
TL;DR
- Projet de loi sur l’Agriculture reporté pour ajouts de simplifications.
- Colère des agriculteurs suite à des charges financières et normes environnementales lourdes.
- Menace d’amplification de la mobilisation par la FNSEA si pas d’avancée rapide.
Le report du projet de loi sur l’Agriculture
Le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, a annoncé ce dimanche 21 janvier le report de son projet de loi sur l’Agriculture. Une décision qui s’inscrit dans le contexte d’une colère grandissante des agriculteurs. Le gouvernement souhaite ainsi prendre « quelques semaines » de plus pour intégrer « un paquet de simplification » au texte, en réponse à la demande du secteur agricole.
La mobilisation des agriculteurs
Le report de ce texte, promis depuis longtemps « en faveur du renouvellement des générations en agriculture », intervient alors que les manifestations et les blocages continuent dans les campagnes. Les agriculteurs revendiquent principalement une simplification des charges financières et des normes environnementales jugées trop lourdes, qui entravent la mise en place de nouveaux chefs d’exploitations. Cette mobilisation s’étend au-delà des frontières françaises, avec une multiplication des mouvements d’agriculteurs en Europe.
Les réactions politiques
Face à cette situation, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a critiqué « l’Europe de Macron qui veut la mort de notre agriculture ». Quant à Gabriel Attal, il a défendu le secteur agricole en affirmant que les agriculteurs ne sont pas « des bandits, des pollueurs, des personnes qui torturent les animaux ».
La menace de la FNSEA
La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a quant à elle fait part de son mécontentement face aux reports successifs du projet de loi. Elle a demandé des mesures concrètes et une application intégrale de la loi Egalim pour assurer un revenu aux agriculteurs. En l’absence de progrès rapide, la FNSEA a menacé d’intensifier la mobilisation et de perturber la visite du Président de la République au Salon de l’agriculture, qui aura lieu à partir du 24 février à Paris.
