Projet de loi Immigration: Débat crucial attendu ce lundi à l’Assemblée

Le projet de loi sur l'immigration, porté par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, sera au cœur des discussions ce lundi 11 décembre à l'Assemblée nationale.

Tl;dr

  • Les débats sur le projet de loi immigration commencent le 11 décembre à l’Assemblée nationale.
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, défend ce projet et espère pouvoir expulser les étrangers délinquants.
  • Une motion de rejet préalable pourrait empêcher l’examen du texte.
  • Le gouvernement pourrait manquer de soutiens pour adopter le projet de loi.

Projets de loi sur l’immigration : un débat brûlant à l’Assemblée nationale

C’est une journée cruciale qui s’annonce ce lundi 11 décembre à l’Assemblée nationale. Au cœur des discussions : le très controversé projet de loi sur l’immigration, défendu avec ferveur par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Darmanin : une lutte contre l’impunité des étrangers délinquants

Le ministre a récemment alimenté le débat en publiant sur les réseaux sociaux une liste anonymisée de « 50 étrangers délinquants, multirécidivistes et de l’avis de tous, très dangereux, qui sont encore sur le sol national », affirmant que « la loi l’empêche de les renvoyer dans leur pays d’origine ». Selon lui, l’adoption de cette loi immigration rendrait possible leur expulsion.

Un projet de loi sous le feu des critiques

Ce projet de loi, qui vise à « contrôler l’immigration, améliorer l’intégration », ne fait pas l’unanimité. Au-delà des débats sur son contenu, c’est son adoption même qui est menacée. En effet, une motion de rejet préalable est à l’ordre du jour, qui, si elle était votée, empêcherait tout examen du texte par les députés.

Un avenir incertain pour le projet de loi

« Arithmétiquement oui, les oppositions peuvent se coaliser et voter contre le texte », a reconnu Darmanin sur franceinfo. Et si la motion est adoptée, le gouvernement aura alors plusieurs options, selon La Chaîne parlementaire : renvoyer le texte au Sénat, convoquer une commission pour trouver un compromis, ou bien retirer purement et simplement le texte. Quoi qu’il en soit, le gouvernement a deux semaines pour trouver une majorité sur son texte, un défi qui s’annonce titanesque.

Benjamin

Spécialiste Politique

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