Propriétaires outrés : Stellantis accusé d’ignorer les problèmes des moteurs PureTech

La plupart des automobilistes touchés par les problèmes de moteurs PureTech refusent la proposition de Stellantis. Il semble donc que ce conflit pourrait se résoudre devant les tribunaux. Cette situation va-t-elle déboucher sur un procès ?

TL;DR

  • Automobilistes refusent l’offre de Stellantis concernant les moteurs PureTech défectueux.
  • Leurs revendications pourraient être portées devant les tribunaux.
  • 83% des plaignants rejettent les propositions de Stellantis.

Le bras de fer entre Stellantis et ses clients

Les propriétaires de véhicules équipés de moteurs 1.2 PureTech de Stellantis, englobant des marques telles que Peugeot, Citroën, DS et Opel, ont massivement refusé l’offre de dédommagement proposée par le constructeur automobile. Les problèmes rencontrés avec ces moteurs ont suscité une action collective qui pourrait finalement se régler devant les tribunaux.

Des propositions jugées insatisfaisantes

La réunion organisée le 18 juin 2024 a vu la participation de 1905 plaignants, où les propositions de Stellantis ont été présentées par l’avocat de l’action collective, Christophe Lèguevaques. Cependant, ces propositions, qui n’incluaient pas d’indemnisation globale demandée par les automobilistes, ont été largement rejetées. En effet, « 83 % des plaignants présents ont voté contre l’offre de Stellantis ».

Stellantis a proposé de rembourser le reste à charge pour les propriétaires dont le moteur est cassé, à condition que l’entretien de la voiture ait été effectué dans son réseau et dans les délais. Une extension de garantie, une certification pour la revente du véhicule et le remboursement des frais d’avocat ont également été proposés. Ces mesures ont été vivement critiquées par les plaignants, les qualifiant de « pourboire », « décevant », « pas à la hauteur ».

La suite de l’action collective

Malgré le rejet de l’offre par une large majorité des plaignants, Maître Lèguevaques reste ouvert aux négociations. Il prévoit d’envoyer un courrier aux 4800 automobilistes de l’action collective pour expliquer les propositions de Stellantis et sonder leur opinion sur les prochaines étapes.

Si les plaignants continuent de refuser l’offre de Stellantis, une action en justice pourrait être lancée à la rentrée prochaine. De plus, une nouvelle procédure pourrait être ouverte pour les 3000 automobilistes en liste d’attente, qui ont déposé leur dossier après la date finale d’inscription. Le combat des automobilistes lésés contre Stellantis est donc loin d’être fini.