Quand et comment offrir un premier téléphone portable à votre enfant?
Andy Phippen, un professeur expert en comportements des jeunes sur Internet, se penche sur une question essentielle que se posent de nombreux parents : quel est l'âge approprié pour offrir un téléphone portable à son enfant ?
Tl;dr
- Andy Phippen étudie l’utilisation d’Internet par les jeunes.
- Il n’y a pas d’âge précis pour offrir un téléphone à un enfant.
- Les parents doivent discuter des risques numériques avec leurs enfants.
- La supervision parentale doit s’ajuster à l’âge de l’enfant.
Comprendre l’impact des smartphones chez les jeunes
Le professeur Andy Phippen se consacre à l’étude des comportements des jeunes sur Internet. Il aide les parents à comprendre l’utilisation que font leurs enfants des technologies numériques, et plus spécifiquement à déterminer le bon moment pour leur offrir leur premier téléphone portable.
Quand offrir un téléphone à son enfant ?
Il explique que la question n’est pas de définir un âge précis, mais plutôt de comprendre à quoi servira le téléphone. Selon l’Ofcom, 20% des enfants britanniques de trois ans possèdent déjà un téléphone, qui leur sert principalement à prendre des photos, jouer à des jeux simples et passer des appels vidéo supervisés. C’est surtout lors du passage à l’école secondaire, lorsque les enfants commencent à s’éloigner de leur domicile, qu’il devient plus pertinent d’avoir un moyen de contacter la maison.
Éduquer aux risques numériques
Phippen souligne l’importance pour les parents d’avoir une conversation avec leur enfant sur les enjeux de sécurité liés à l’usage d’Internet. Il recommande d’éviter de dramatiser, tout en sensibilisant l’enfant aux risques potentiels. Il est également important de définir des règles d’utilisation du téléphone et d’explorer les paramètres de confidentialité des applications.
Adapter la surveillance parentale
Concernant la surveillance du téléphone de l’enfant, le professeur Phippen recommande de la moduler en fonction de l’âge de l’enfant, tout en instaurant un rapport de confiance. L’idée n’est pas de surveiller en secret, mais de discuter ouvertement de la nécessité d’une certaine supervision, notamment pour les plus jeunes. Avec le temps, cette surveillance doit s’atténuer pour respecter la vie privée de l’adolescent.
Andy Phippen, Professor of IT Ethics and Digital Rights, Bournemouth University
