Que faire en cas de piqûre de moustique, abeille, guêpe ou méduse?
Durant la période estivale, les morsures et les piqûres sont courantes. Cependant, comment pouvons-nous comprendre les signes et identifier l'agent responsable ? Et que devons-nous faire lorsque les choses commencent à mal tourner ?
Piqûres estivales : comprendre les symptômes et identifier les responsables
Une caractéristique commune de l’été est le nombre élevé de piqûres. Cependant, comment interpréter les symptômes et identifier l’origine de la piqûre ? Et comment devrait-on réagir lorsque la situation s’aggrave ?
Les vacances d’été seraient-elles vraiment des vacances sans les piqûres de moustiques, d’abeilles ou de guêpes ? Certes, elles seraient sans doute plus paisibles. Il faut se le dire franchement : nous préférerions tous ne pas avoir à composer avec ces petites créatures.
Néanmoins, la nature a décidé qu’elles seraient toujours présentes dans notre environnement – ce qui est une bonne nouvelle pour la biodiversité. Bien que leurs piqûres soient souvent banales, elles peuvent parfois s’avérer menaçantes pour la santé avec des conséquences réelles.
Alors, comment peut-on se protéger ? Comment devrait-on réagir en cas de piqûre ? Voici les mesures à suivre.
Piqûres ou morsures ?
En français courant, nous avons tendance à confondre les termes « piquer » et « mordre ».
Les abeilles, les guêpes, les frelons, les bourdons, les moustiques et les méduses piquent. En effet, comme le souligne l’Assurance maladie sur son site internet, ces insectes utilisent un dard ou un aiguillon pour injecter un venin toxique.
« Ils ne sont pas naturellement agressifs. Les abeilles ne piquent que pour se défendre lorsqu’elles se sentent menacées. Les guêpes et les frelons ont un comportement plus offensif lorsqu’ils cherchent leur nourriture ou s’ils sont dérangés près de leur nid. Les bourdons sont paisibles et essentiellement présents dans les exploitations agricoles ; ils piquent rarement. »
L’Assurance maladie
En revanche, les tiques et les serpents mordent. Les tiques, qui sont des acariens, sont présentes dans les zones boisées et humides, ainsi que dans les prairies et les parcs. Leur rostre, qui est leur appareil buccal, s’attache à la peau pour prélever le sang. Quant aux serpents, comme la vipère, ils mordent avec leurs crochets, qui ressemblent à des aiguilles, et injectent un venin toxique.
Quels sont les symptômes des piqûres ?
La plupart du temps, comme l’explique l’Assurance maladie, une piqûre d’abeille, de guêpe, de frelon ou de bourdon ne provoque qu’une douleur locale, un gonflement, une rougeur et parfois un léger durcissement autour de la zone piquée. Des démangeaisons peuvent également survenir. Ces symptômes ne durent généralement que quelques heures.
Sauf en cas d’urgence, voici les mesures à prendre :
- Identifier l’insecte qui a piqué ;
- Retirer les bagues si la piqûre est sur la main ;
- Désinfecter avec de l’eau et du savon et appliquer un antiseptique ;
- Appliquer de la glace sur la zone touchée, enveloppée dans un tissu pour éviter les brûlures cutanées ;
- En cas de douleur, prendre un antalgique ;
- Arrêter toute activité physique et se reposer pendant au moins 30 minutes ;
- Appliquer une pommade antihistaminique en cas de rougeur et de démangeaisons persistantes après 24 heures. Il faut toutefois que le dard ou l’aiguillon ait été retiré.
Que faire en cas d’urgence ?
Si les symptômes sont généralement bénins, deux réactions beaucoup plus graves peuvent survenir :
- Une réaction toxique peut se manifester en cas de multiples piqûres : plus de 20 chez l’adulte, et dès 4 ou 5 chez l’enfant. Des symptômes tels que la fatigue, les vomissements, la diarrhée, les maux de tête, les vertiges voire l’évanouissement peuvent indiquer une urgence vitale.
- Une réaction allergique peut survenir : le gonflement peut dépasser 10 cm et atteindre des articulations adjacentes, également gonflées. De plus, cette réaction peut être généralisée avec l’apparition d’une urticaire sur tout le corps, d’un angioedème (gonflement rapide de la peau, notamment de la tête et du cou), des difficultés respiratoires, une chute de la tension artérielle, un malaise, voire un choc anaphylactique. Il s’agit également d’une urgence vitale.
Dans ces deux situations, il est impératif d’appeler immédiatement le 15 ou le 112 depuis un téléphone fixe ou mobile, même bloqué ou sans crédit, comme le rappelle l’Assurance maladie. Cet appel est gratuit.
Si la personne à proximité présente ces symptômes graves, placez-la en position latérale de sécurité en attendant les secours.
La menace du moustique-tigre
Le moustique-tigre est de plus en plus présent en France métropolitaine. Bien que la piqûre de moustique soit généralement bénigne, celle du moustique-tigre peut avoir des conséquences plus graves.
Cet insecte est porteur de maladies comme la dengue ou le chikungunya. Il pique généralement pendant la journée.
« Après une piqûre, si l’on ressent les symptômes suivants : fièvre forte ou modérée, grande fatigue, douleurs musculaires ou articulaires, maux de tête, conjonctivite, il faut consulter sans tarder un médecin. »
L’Assurance maladie
La piqûre de méduse
Les piqûres de méduse sont heureusement non mortelles, mais peuvent être très douloureuses.
Si vous avez le malheur de vous faire piquer, vous ressentirez une sensation similaire à une décharge électrique, suivie de démangeaisons intenses et d’une sensation de brûlure, comme l’explique la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) sur son site internet.
« Une lésion, généralement rouge, et étendue sur 3 ou 4 cm, laissera apparaître la trace de la tentacule sur la peau ainsi que des filaments urticants chargés en cellules venimeuses. Cette cicatrice disparaîtra d’elle-même au bout de 2 à 4 semaines. Il faudra pendant cette période éviter de l’exposer trop au soleil. »
Société nationale de sauvetage en mer (SNSM)
Pour soulager la douleur et soigner la brûlure, vous devez :
- Rincer abondamment avec de l’eau de mer, si possible tiède, sans frotter. L’eau douce est à éviter car elle ferait éclater les cellules restantes, libérant le venin.
- Enlever les filaments urticants collés à la peau. « Pour cela, appliquez du sable chaud et fin sur la plaie puis grattez doucement à l’aide d’un carton rigide (une carte postale par exemple) ou d’une carte bancaire. Vous pouvez également utiliser une pince à épiler si vous en avez une », conseille la SNSM.
- Rincer à nouveau à l’eau de mer.
- Désinfecter la plaie avec un antiseptique et appliquer ensuite une pommade anti-inflammatoire.
Enfin, si vous remarquez que la zone piquée commence à enfler ou que vous avez du mal à respirer, contactez immédiatement le service de secours le plus proche.
Comment éviter de se faire piquer ?
L’Assurance maladie donne plusieurs conseils pour éviter de se faire piquer :
- Porter des vêtements couvrants de couleur claire ;
- Éviter les crèmes solaires parfumées et les parfums ;
- Se tenir à l’écart des plantes à fruits, des ruches, des nids d’insectes, des corbeilles de fruits et en général des restes de nourriture ;
- Faire attention aux guêpes lorsqu’on mange ;
- Éviter les mouvements brusques en présence d’insectes ;
- Ne pas marcher pieds nus ou en sandales dans la nature, en particulier près d’un point d’eau, sur l’herbe et dans les hautes herbes ;
- Retirer les nids d’abeilles, de guêpes et de frelons à la campagne lorsque cela est possible ;
- S’arrêter calmement et ouvrir les fenêtres en voiture lorsqu’un insecte y pénètre.
