Une femme qui revenait du Maghreb est malheureusement décédée au Centre Hospitalier Universitaire de Reims le lundi 9 octobre. Bien que le nombre de décès annuels dans le monde s'élève encore à 60 000, il convient de noter que le précédent cas de décès en France a été enregistré en 2017.
- Une femme est décédée de la rage au CHU de Reims après un voyage au Maghreb.
- Elle a été mordue par un chat sauvage et malgré une prise en charge rapide, elle n’a pas survécu.
- La rage est toujours responsable de près de 60 000 décès humains chaque année, principalement en Afrique et en Asie.
- C’est le premier décès dû à la rage en France depuis 2017.
La rage : un danger toujours présent
Un décès lié à la rage a été enregistré en France, le premier depuis 2017. Une femme est décédée au CHU de Reims le 9 octobre 2023, suite à une morsure de chat sauvage lors de son voyage au Maghreb, selon les informations de Champagne FM confirmées par le CHU de Reims à directs.fr.
Un diagnostic tardif
Malgré une prise en charge rapide en réanimation, le diagnostic de rage n’a été confirmé que le 11 octobre par l’Institut Pasteur, le Centre National de Référence de la Rage (CNRR). L’Agence Régionale de Santé (ARS) Grand Est a été par la suite informée de cette suspicion.
La rage : une maladie mortelle
La rage, bien que peu présente dans l’imaginaire collectif français, est toujours responsable de près de 60 000 décès humains chaque année, selon l’Institut Pasteur. L’Afrique et l’Asie sont les continents les plus touchés. La transmission du virus se fait par morsure, griffure ou léchage par un animal infecté. La maladie peut être prévenue par la vaccination, mais une fois déclarée, elle est toujours fatale.
Précédents cas en France
En France, aucun cas de rage humaine due au virus de la rage classique et acquise sur le territoire métropolitain n’a été rapporté depuis 1924, lit-on sur le site de l’Institut Pasteur. Cependant, des décès ont été constatés récemment en France chez des personnes infectées à l’étranger. Le dernier cas en date concernait un homme adulte, contaminé au Bangladesh et décédé en 2016, et un enfant de 10 ans, contaminé au Sri-Lanka et décédé en 2017.
En cas de morsure, de griffure ou de contact de salive sur plaie ou muqueuse par un animal dans un pays où la rage est encore présente, une consultation sans délai dans un centre antirabique est fortement recommandée.