Pendant la durée d'un cycle lunaire, les musulmans pratiquants observent une journée de jeûne, sans manger ni boire, en respect de l'un des cinq piliers de l'Islam. Te demandes-tu comment ils parviennent à maintenir cette discipline ?
TL;DR
Le 11 mars 2024 marque le début d’un événement d’une grande importance spirituelle pour les musulmans de France : le ramadan. Respectant les cycles lunaires, cette période annuelle est définie par la Grande mosquée de Paris. Pendant un cycle complet de la lune, les musulmans pratiquants observent un jeûne rigoureux, l’un des cinq piliers de l’islam.
Les principes du jeûne
Le jeûne du ramadan n’est pas seulement une abstinence de nourriture et de boisson. Il s’étend également à d’autres activités considérées comme impies, notamment l’abstention de fumer et d’avoir des relations sexuelles. Ces changements de comportement débutent à l’aube, dès l’apparition du « fil blanc du fil noir » comme stipulé dans le Coran, et se prolongent jusqu’au coucher du soleil.
Une fois la nuit tombée, le jeûne est rompu lors de repas collectifs appelés « iftar » ou « ftour ». Les personnes âgées, malades, femmes enceintes ou allaitantes, et les voyageurs sont toutefois exemptées de jeûne, selon le Conseil français du culte musulman (CFAM).
Un mois de partage et de solidarité
Le ramadan est un mois de partage et de solidarité. Comme le souligne le CFAM, « Les musulmans de France, profondément attachés à l’esprit de partage et de solidarité de ce mois, sauront trouver également les moyens de le faire vivre en s’associant aux organismes humanitaires et caritatives opérant dans notre pays et partout dans le monde. »
La fin du jeûne et la célébration de l’Aïd el-Fitr
Le ramadan 2024 devrait se terminer autour du 8 avril avec la célébration de l’Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne. C’est une fête majeure pour les musulmans, comparable à Pâques ou Noël pour les chrétiens.
En cette période de jeûne et de recueillement, le CFAM invite également les musulmans de France à prier pour la fin des hostilités en Palestine et l’établissement de la paix. Un appel auquel d’autres fédérations religieuses se sont jointes, dédiant le « mois béni du ramadan » au peuple palestinien.