Rapport: Baguette de pain a 20% moins de sel qu’en 2015
D'après le ministère de l'Agriculture, le taux de sel présent dans les pains traditionnels a diminué de 20% depuis 2015. Cette initiative, provenant de l'ensemble du secteur de la boulangerie, a été applaudie par les autorités gouvernementales.
Une diminution significative de la teneur en sel dans le pain
Le pain, cet aliment de base incontournable de la table française, a vu une réduction considérable de sa teneur en sel. C’est ce que révèle le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. En effet, depuis 2015, le taux de sel dans nos pains courants a baissé de 20%.
Ce changement notable est le fruit de l’effort concerté de l’ensemble de la filière boulangerie, qui a travaillé pour réduire substantiellement la quantité de sel présente dans le pain que nous consommons régulièrement.
Un engagement collectif à l’horizon 2025
Cette diminution de la teneur en sel intervient dans le contexte d’un engagement collectif pris par l’ensemble de la filière boulangerie ainsi que les ministères de l’Alimentation et de la Santé. Cet engagement, scellé lors du Salon international de l’agriculture en mars 2022, vise à une réduction progressive de la teneur en sel de toutes les catégories de pain d’ici à 2025.
L’objectif intermédiaire fixé est de ne pas excéder 1,5 g de sel pour 100 g de pain pour les pains courants et les pains traditionnels (comme la baguette, par exemple), à partir de juillet 2022.
Des résultats positifs dès les premières analyses
L’Observatoire de l’alimentation (Oquali) a mené des analyses préliminaires. Ces dernières ont révélé que « 82,5% des pains analysés étaient conformes » à l’engagement pris par la filière boulangerie et les ministères de l’Alimentation et de la Santé. Ces résultats concernent toutes les régions et les circuits de distribution.
« La teneur moyenne en sel des pains analysés est de 1,34 g/100 g, ce qui correspond à une diminution de plus de 20% par rapport à la teneur moyenne de 1,7 g/100 g mesurée en 2015. »
Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
Par ailleurs, la filière s’engage à ne pas dépasser, d’ici à octobre 2023, les seuils de 1,4 g de sel/100 g pour les pains courants, 1,3 g de sel/100 g pour les pains complets ou céréales et 1,2 g de sel/100 g pour les pains de mie.
Une question de santé publique
Ce mouvement s’inscrit dans une préoccupation plus large de santé publique. En effet, la France s’est engagée auprès de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à réduire la consommation de sel dans nos aliments de 30% d’ici à 2025.
Selon l’OMS, « une consommation de sel de moins de 5 grammes par jour chez l’adulte contribue à faire baisser la tension artérielle et le risque de maladie cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus du myocarde. »
