Rapport dénonce les failles dans le fonctionnement des écoles privées : contrôles insuffisants et financements opaques
En 2022, plus de deux millions d'étudiants étaient inscrits dans des écoles privées conventionnées, majoritairement catholiques. Comment cette tendance influencera-t-elle l'éducation future ?
TL;DR
Examen du financement des écoles privées sous contrat
Un point d’interrogation plane sur le financement des établissements scolaires privés sous contrat. En 2022, plus de 2 millions d’élèves étaient scolarisés dans ces établissements, majoritairement catholiques. Un sujet qui fait débat, et que deux députés, Paul Vannier (LFI) et Christopher Weissberg (Renaissance), ont décidé d’éclaircir à travers un rapport parlementaire.
Manque de contrôles et établissements hors contrats
« Personne n’est capable de nous dire quel est le montant total de la dépense publique consacré (aux) établissements privés. », avance Paul Vannier. 75% du financement de ces établissements est issu de fonds publics, mais très peu sont effectivement contrôlés, selon le rapport. En effet, 20% des établissements scolaires ne bénéficient plus du contrat mais continuent de percevoir des dotations publiques sans être raccordés aux obligations éducatives qui les lient à l’État. Pour Vannier, il faut « revoir le mode de financement pour introduire des logiques de transparence, de démocratie et de justice dans le système. »
Des pénalités financières proposées
Le rapport propose plus d’une cinquantaine de propositions, dont une qui fait particulièrement débat : instaurer une pénalité financière pour un établissement qui pratiquerait l’éviction d’un élève en grande difficulté. L’établissement devrait alors rembourser 10 000 euros par élève évincé.
Le député LFI pointe également un manque de sanctions pour les établissements qui ne respectent pas le contrat. Le cas du collège Stanislas, établissement privé catholique sous contrat avec l’État, est cité comme exemple. Une enquête y est ouverte pour injure sexistes et homophobes.
