Remboursement possible pour les biens d’occasion achetés en boutique?
Il est assez facile de retourner un article neuf en magasin, mais cela peut être plus compliqué sur le marché de seconde main, bien que certaines garanties puissent toujours être appliquées. Comment peut-on en tirer profit ?
TL;DR
- Les achats en seconde main sont protégés par certaines garanties.
- Le marché de l’occasion est en forte croissance.
- La législation a élargi les droits des consommateurs pour les produits d’occasion.
Les garanties du marché de l’occasion
Achat impulsif ou mauvaise estimation, qui n’a jamais regretté un achat ? Si ramener un produit neuf en magasin est une démarche banale, qu’en est-il des achats d’occasion ? Malgré certaines idées reçues, le consommateur dispose de droits, même en seconde main.
L’essor du marché de l’occasion
De nos jours, le marché de l’occasion est en pleine expansion, boosté par la crise sanitaire, les périodes de confinement et le développement du e-commerce. Selon la Banque Publique d’Investissement (BPI France), il pesait 105 milliards d’euros en 2023, en hausse de 22% par rapport à 2020. En France, 64% des Français ont acheté un produit d’occasion au cours de l’année 2021.
Les garanties pour les produits d’occasion
Lors de l’achat d’un bien, neuf ou d’occasion, auprès d’un vendeur professionnel en magasin, trois garanties entrent en jeu. La garantie légale de conformité, la garantie des vices cachés et la garantie commerciale (facultative). Depuis le 1er janvier 2022, le délai de présomption de la garantie légale de conformité est passé de six mois à 12 mois pour les produits d’occasion.
Une protection plus limitée en seconde main
Malgré ces garanties, il faut reconnaître que la protection d’un bien d’occasion est moins importante qu’un bien neuf. Cela est dû à une certaine ambiguïté autour de ce qu’il est possible de faire ou non. Par exemple, le droit de rétractation, qui donne un délai de 14 jours pour changer d’avis, ne s’applique qu’en cas d’achat sur Internet. « Les biens d’occasion que l’on achète en magasin ne sont pas concernés par le délai de rétractation. », précise Elsa Vergne, avocate au barreau de Paris en droit de la consommation.
Le flou autour du marché de la seconde main
Malgré sa croissance, le marché de l’occasion souffre encore de manque de structure et de transparence. « Notre politique, c’est de lever le plus possible le flou qui réside sur le marché de la seconde main et apporter le maximum de transparence et de garanties au client. », souligne Alexis Macé, responsable marketing du groupe Happy Cash. Cette démarche pourrait certainement séduire les consommateurs encore réticents à se tourner vers la seconde main.
