D'après les informations venant de Moscou, le parti de Vladimir Poutine est sorti gagnant des élections régionales qui ont également eu lieu dans les territoires ukrainiens annexés par la Russie.
Tl;dr
Vladimir Poutine et son parti triomphent lors des élections régionales
Selon des informations en provenance de la capitale russe, le parti Russie unie de Vladimir Poutine a remporté dimanche dernier, le 10 septembre 2023, les élections régionales, y compris dans les territoires ukrainiens récemment annexés.
La Commission électorale centrale russe a déclaré que ces élections, qui ont vu une opposition minimale et une répression des voix dissidentes, se sont déroulées « dynamiquement, avec peu de violations ». Ella Pamfilova, présidente de la Commission, a accueilli ces résultats avec satisfaction.
Une tentative de légitimation des annexions
En organisant ces élections sur trois jours, du vendredi au dimanche, Moscou semble chercher à légitimer ses annexions en Ukraine.
Malgré la condamnation internationale, la Russie a proclamé en septembre 2022 l’annexion de quatre territoires ukrainiens – Zaporijjia, Kherson, Donetsk et Lougansk – suite à des « référendums » non reconnus par la communauté internationale. Ces scrutins ont été qualifiés d' »illégaux » par Kiev et ses alliés.
Un vote au coeur des combats
Malgré les combats en cours, les autorités d’occupation ont tenté de donner une impression de normalité dans les régions annexées. Les électeurs ont déposé des bulletins de vote portant l’emblème de l’aigle bicéphale russe, symbole de l’annexion.
Dans la région de Donetsk, les électeurs ont déposé des bulletins de vote ornés de l’aigle russe bicéphale, tandis que dans celle de Kherson, le gouverneur Vladimir Saldo a décrété vendredi chômé pour que chaque citoyen puisse « exprimer sa position ».
« Nous voulons vivre en paix »
Le conflit en Ukraine est une préoccupation majeure pour de nombreux électeurs. À Rostov-sur-le-Don, une grande ville du sud-ouest de la Russie proche de l’Ukraine, deux électeurs interrogés par l’AFP ont exprimé leur préoccupation quant au conflit armé. « Nous voulons avant tout vivre en paix, nous et nos enfants », a déclaré Nina Antonova, spécialiste de la protection au travail.