Cette femme avait subi une arrestation en 2019 pour des accusations liées à la sécurité nationale, ce qui lui avait valu une peine de cinq ans de prison. Toutefois, elle fut relâchée en février dernier bien qu'elle ne soit toujours pas autorisée à quitter l'Iran.
- Fariba Adelkhah, chercheuse franco-iranienne, est de retour en France après son arrestation en 2019.
- Elle a été condamnée à cinq ans de prison pour atteinte à la sécurité nationale, avant d’être libérée en février.
- Quatre autres Français sont toujours détenus en Iran.
- L’Iran et les grands pays cherchent à ressusciter un accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.
Retour en France de Fariba Adelkhah
Fariba Adelkhah, chercheuse franco-iranienne, est de nouveau sur le sol français. Arrêtée en 2019 en Iran sous l’accusation d’atteinte à la sécurité nationale, elle a été condamnée à cinq ans de prison avant d’être libérée en février dernier. Toutefois, elle était restée jusqu’ici sur le territoire iranien.
Une libération attendue
Le retour de Fariba Adelkhah en France a été annoncé le mercredi 18 octobre 2023 par l’Institut d’études politiques de Paris. « Depuis mardi, Fariba Adelkhah est enfin de retour en France. Elle a été accueillie à son arrivée à l’aéroport par Béatrice Hibou, présidente de son comité de soutien, et Mathias Vicherat, directeur de Sciences Po », a indiqué l’établissement dans un communiqué.
Un sentiment de liberté retrouvée
« Après quatre ans et demi de privation de liberté me voici de retour en France », a déclaré l’universitaire dans un communiqué de son comité de soutien, remerciant « du fond du cœur la diplomatie française » et tous ceux qui ont contribué à sa libération. Elle a également exprimé sa gratitude envers ceux qui ont montré leur soutien pendant cette période difficile.
La situation des Français en Iran
Malgré ce retour heureux, quatre autres citoyens français restent détenus en Iran. Parmi eux, Cécile Kohler et Jacques Paris, arrêtés en mai 2022 lors d’un séjour touristique, et Louis Arnaud, un voyageur de 36 ans. Leur situation soulève des inquiétudes sur les relations entre la France et l’Iran, en pleine négociation pour la reprise d’un accord international sur le programme nucléaire de Téhéran.