Retraite des mères : ce que les projets pour 2026 changeraient

Image d'illustration. Des changements visent la retraite des mères.ADN
Départ anticipé, calcul de pension, fonction publique : trois évolutions sont envisagées dès septembre 2026 pour les mères. Voilà ce qui changerait.
En bref
- Trois changements sont envisagés pour septembre 2026
- Le départ anticipé serait facilité pour certaines mères
- Le calcul de pension pourrait devenir plus favorable
Dès septembre 2026, la retraite des mères pourrait évoluer sur trois points très concrets, si les projets de décrets en discussion vont jusqu’au bout. L’enjeu est simple : mieux tenir compte de carrières souvent coupées par une naissance, un congé parental ou du temps partiel.
Pour vous, cela peut changer deux choses. Partir plus tôt dans certains cas, ou toucher une pension un peu moins pénalisée par les années de revenus faibles.
Le départ anticipé pourrait devenir plus accessible
Le premier changement vise le dispositif carrière longue. Aujourd’hui, tous les trimestres accordés au titre de la maternité ou de l’éducation des enfants ne comptent pas toujours de la même façon pour remplir les conditions d’un départ anticipé.
Les textes en préparation prévoient d’aller plus loin. Jusqu’à deux trimestres supplémentaires liés aux enfants pourraient être considérés comme cotisés. Ce n’est pas un détail : certaines carrières aujourd’hui jugées incomplètes pourraient alors entrer dans les clous.
Cela viserait surtout les mères qui ont commencé à travailler tôt, puis ont connu une interruption après une naissance ou un congé parental. En gros, des profils jusqu’ici écartés du dispositif pourraient redevenir éligibles, à condition de remplir les autres critères.
Le calcul de la pension serait revu
Autre piste, plus sensible encore pour le montant versé : le calcul de la pension dans le régime général. Il repose aujourd’hui sur les 25 meilleures années, un mode de calcul qui peut désavantager celles dont le parcours a été haché.
Les futurs décrets envisagent une correction. Pour une mère avec un enfant, la pension pourrait être calculée sur les 24 meilleures années. À partir de deux enfants, ce serait sur les 23 meilleures années.
L’idée est claire, limiter le poids des périodes de salaire réduit. Pas de révolution annoncée sur tous les dossiers, mais une possible revalorisation pour certaines pensions féminines. Et, derrière, une tentative de réduire progressivement l’écart entre hommes et femmes.
La fonction publique aurait un dispositif en plus
Le troisième changement serait plus ciblé. Dans certains régimes de la fonction publique, les mères ayant accouché après leur recrutement pourraient obtenir un trimestre supplémentaire par enfant.
Cette bonification viendrait s’ajouter aux mécanismes déjà existants. Elle renforcerait la prise en compte des contraintes liées à la maternité dans la carrière des agentes concernées.
À ce stade, il faut garder une nuance importante : on parle de projets de décrets, pas de mesures définitivement adoptées. Mais la direction est nette, reconnaître un peu mieux des parcours professionnels que le système de retraite a longtemps mal traités.
