Royaume-Uni : le Parlement approuve l’expulsion de migrants vers le Rwanda
La nuit dernière, le Parlement britannique a voté en faveur d'un texte polémique qui autorise l'expulsion des migrants, peu importe leur provenance, en direction du Rwanda. Quels seront les possibles impacts de cette décision controversée?
TL;DR
- Parlement britannique adopte loi controversée d’expulsion des migrants vers le Rwanda.
- Le texte fait suite à un traité entre Londres et Kigali.
- L’application prévue dans moins de trois mois.
Le Parlement britannique approuve une loi controversée
Dans un climat politique tendu, le Parlement britannique a approuvé, dans la nuit de lundi 22 à mardi 23 avril, un texte controversé permettant l’expulsion des demandeurs d’asile entrés illégalement sur le sol britannique vers le Rwanda. Malgré une forte opposition de la chambre haute, la chambre des Lords, le texte a finalement été adopté.
Un traité entre Londres et Kigali
Présenté comme une mesure-phare du gouvernement conservateur de Rishi Sunak pour lutter contre l’immigration clandestine, cette loi s’appuie sur un nouveau traité entre Londres et Kigali. En échange de l’accueil des migrants, le Rwanda recevra des sommes substantielles. Cependant, cette décision a soulevé de vives controverses, le président du Rwanda, Paul Kagame, étant accusé de gouverner dans un climat de peur, en étouffant la dissidence et la liberté d’expression.
Une bataille parlementaire
La chambre des Lords, où les conservateurs ne détiennent pas la majorité, a tenté de retarder l’adoption définitive du texte en le renvoyant régulièrement à la chambre des Communes avec des amendements. Cependant, face à l’opposition systématique des députés, la chambre haute a finalement décidé de plier à la volonté de la chambre des Communes et a cessé d’amender le texte.
Une application imminente
Rishi Sunak a affirmé que son gouvernement était prêt à appliquer cette loi d’ici 10 à 12 semaines, une fois la loi adoptée. Il a assuré que des « avions charters » avaient été réservés pour effectuer ces expulsions, malgré les difficultés rencontrées par le gouvernement pour convaincre des compagnies aériennes de participer à ces opérations. « Nous sommes prêts », « ces vols décolleront, quoi qu’il arrive », a martelé le Premier ministre lors d’une conférence de presse.
