Arthur Delaporte, socialiste, critique vivement la réforme du RSA, estimant qu'elle risque d'engendrer une pauvreté considérable. Il déplore également le manque de ressources allouées par le gouvernement à cette cause.
- Arthur Delaporte dénonce la réforme du RSA et sa possible augmentation de la pauvreté.
- La réforme conditionne le RSA à 15/20 h d’activité obligatoire par semaine.
- Delaporte craint que les sanctions associées à ces obligations poussent les bénéficiaires à renoncer à l’aide.
- Les socialistes envisagent un recours auprès du Conseil constitutionnel si la réforme est définitivement adoptée.
Arthur Delaporte tire la sonnette d’alarme sur la réforme du RSA
Après l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi pour le « plein emploi », le socialiste Arthur Delaporte exprime son inquiétude. Il estime que la mesure principale de cette réforme, qui conditionne le RSA à une activité obligatoire de 15 à 20 heures par semaine, porte atteinte aux droits des 1,9 million d’allocataires du RSA.
Un recul des droits et une possible augmentation de la pauvreté
Selon Delaporte, cette réforme représente un « recul des droits » pour les bénéficiaires du RSA. Il s’inquiète que les sanctions associées à l’obligation de 15 à 20 heures d’activité hebdomadaires poussent de nombreux bénéficiaires à renoncer à cette aide, pourtant « un minimum pour survivre ». Si la réforme est définitivement adoptée, Delaporte annonce aux médias que les socialistes envisagent sérieusement un recours auprès du Conseil constitutionnel, dernier recours pour « protéger les allocataires ».
Une réforme infantilisante et injuste, notamment pour les femmes
Le député socialiste critique également le discours du gouvernement autour de la responsabilisation des bénéficiaires, qu’il juge infantilisant. Il regrette que cette responsabilisation passe uniquement par des sanctions et non par un accompagnement adéquat.
Il souligne que la réforme est particulièrement injuste pour les femmes, qui représentent une grande partie des bénéficiaires du RSA les plus pauvres et qui se retrouvent souvent dans une situation de famille monoparentale avec des enfants à charge.
Un manque de moyens dénoncé
Enfin, Delaporte critique le manque de moyens alloués à cette réforme. Il estime que pour faire respecter l’obligation de 15 à 20 heures d’activité hebdomadaire aux allocataires du RSA, il faudrait investir environ 10 milliards d’euros, bien plus que le montant actuellement prévu par le gouvernement.