Russie condamne à la prison pour lecture d’un poème anti-guerre en Ukraine
L'une des personnes impliquées déclare avoir subi des violences physiques et sexuelles, utilisant un haltère, de la part des forces de l'ordre lors de son interpellation. Que va-t-il se passer ensuite pour cette personne ?
TL;DR
- Deux poètes russes condamnés à prison pour critique de l’offensive en Ukraine.
- La répression s’intensifie en Russie, touchant les opposants et citoyens ordinaires.
- Plus de 20 000 personnes arrêtées pour opposition à l’offensive depuis 2022.
Condamnation des voix discordantes en Russie
Deux poètes russes, ayant critiqué l’offensive en Ukraine lors d’une lecture publique, ont été condamnés à des peines de cinq ans et demi et sept ans de prison. Cet incident marque un nouvel exemple de la répression croissante en Russie.
La liberté d’expression étouffée
Des milliers de Russes, qu’il s’agisse d’opposants politiques ou de citoyens ordinaires, ont subi le même sort pour avoir exprimé leurs critiques contre l’offensive en Ukraine. À l’annonce du jugement, les soutiens des deux poètes, Artiom Kamardine et Iegor Chtovba, ont crié leur indignation. Selon Elena Kamardine, la mère d’Artiom, « Nos fils se sont révélés inégaux dans la lutte contre eux ».
L’arbitraire en action
Les deux poètes avaient été arrêtés en septembre 2022 après une lecture publique à Moscou. Lors de cette lecture, Artiom Kamardine avait récité un poème dénonçant les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine. Les deux hommes ont été inculpés pour « incitation à la haine » et « appels publics à commettre des activités contre la sécurité de l’Etat ».
Malgré cette répression, M. Kamardine a affirmé ne pas se repentir et a souligné le rôle de la poésie pour « rompre le silence ». Cependant, face à une peine jugée « très sévère » par son épouse Alexandra Popova, il a promis de se tenir à distance de tout « sujet sensible ».
Une répression sans précédent
Mais cette répression ne se limite pas aux opposants politiques. Des milliers de Russes ordinaires ont été poursuivis et condamnés à des amendes ou des peines de prison pour avoir manifesté leur désaccord avec le Kremlin. L’ONG OVD-Info rapporte que près de 20 000 personnes ont été arrêtées pour leur opposition à l’offensive depuis février 2022.
La campagne de répression en Russie, qui réprime les voix critiques depuis des années, a pris une ampleur considérable avec le lancement de l’offensive contre l’Ukraine. Le ministère allemand des Affaires étrangères a condamné le verdict, déplorant que la liberté d’expression soit « étouffée » en Russie.
