Les prévisions météorologiques annoncent dès ce vendredi 7 juin d'importants orages dans le sud du pays, mais également la présence de sable. Quels impacts pourraient avoir ces conditions météorologiques sur votre quotidien ?
- Des orages et du sable du Sahara attendus en France.
- Le phénomène devrait concerner le sud du pays.
- La qualité de l’air pourrait être dégradée.
Un week-end orageux et sablonneux attend la France
Le ciel français s’apprête à revêtir un manteau ocre ce week-end. En effet, attendez-vous à des orages, potentiellement forts, et à une pluie de sable du Sahara, particulièrement dans la moitié sud du pays.
Le Sahara dépose son empreinte sur la France
Les poussières sahariennes, qui ont la particularité de coller aux vitres des voitures et aux fenêtres de nos habitations, feront leur retour ce vendredi 7 juin, balayant le pays jusqu’à ce week-end. Cependant, elles devraient principalement toucher le sud de la France, selon le météorologue Yann Amice. Il ajoute que ce phénomène devrait concerner toutes les régions situées au sud de la Loire à partir du samedi 8 juin.
Un phénomène météorologique complexe
Le météorologue Guillaume Séchet explique que l’arrivée du sable du Sahara en France résulte de la combinaison de deux situations. D’une part, un vent fort dans le nord de l’Afrique qui soulève ces poussières et d’autre part, des flux d’air qui les aspirent et les transportent au-delà de la Méditerranée.
« Une petite dépression située à proximité des îles Canaries remontera sur l’Andalousie entre ce vendredi 7 juin et ce samedi 8 juin 2024, et soulèvera du sable du Sahara sur le Maroc, qui sera ensuite propulsé jusqu’en France, essentiellement au sud de la Loire entre le samedi 8 et le dimanche 9 juin. » a-t-il déclaré.
Impact sur la qualité de l’air
Les plus gros sédiments retombent rapidement, mais les plus petits peuvent être transportés très loin, jusqu’au nord du pays, voire même jusqu’aux Îles Britanniques et à l’Allemagne. Ces remontées, récurrentes en France, peuvent nuire à la qualité de l’air. Le programme de l’Union européenne, Copernicus, a documenté ce phénomène en février dernier, attribuant l’intensité et la fréquence de ces épisodes à des changements dans les schémas de circulation atmosphérique, et à une sécheresse persistante au Maghreb.