La Saint-Valentin, bien qu'importante pour les fleuristes, n'est pas nécessairement bénéfique pour l'environnement ou pour votre budget en raison des coûts liés à l'achat d'une rose. Est-ce que cela vous fait repenser à votre tradition de cadeau ?
TL;DR
- La majorité des roses vendues pour la Saint-Valentin sont importées.
- Il existe des alternatives de fleurs locales et de saison aux roses.
- Un bouquet local peut être moins cher et plus écologique.
La Saint-Valentin : un dilemme entre amour et écologie
La Saint-Valentin est un événement majeur pour les fleuristes, mais l’achat traditionnel de roses peut poser des problèmes environnementaux et économiques. En effet, la majorité des roses vendues pendant cette période ne sont pas produites localement, mais importées de pays lointains comme le Kenya, l’Éthiopie ou l’Équateur.
Les roses : un symbole d’amour aux coûts cachés
« Symbole de l’amour », « tradition commerciale », la rose rouge est au centre des festivités de la Saint-Valentin. Cependant, la triste réalité est qu’une infime part de ces roses sont françaises. Selon Hélène Taquet, présidente du Collectif de la Fleur Française, « Le problème, ce ne sont pas les roses, mais les roses importées. » En effet, la culture des roses en France est devenue peu rentable face à la concurrence internationale et aux restrictions sur les produits phytosanitaires.
Des alternatives aux roses importées
Face à cette situation, il existe heureusement de nombreuses alternatives. Taquet conseille de privilégier des fleurs locales et de saison, comme les renoncules, les anémones, les tulipes ou les narcisses. « Même si l’on est attaché aux fleurs rouges, il y a de quoi faire », affirme-t-elle. En effet, un bouquet composé de ces fleurs peut être tout aussi beau et significatif qu’un bouquet de roses.
Une option plus économique et écologique
Opter pour un bouquet local peut aussi être une décision économique judicieuse. Les coûts d’importation font augmenter le prix des roses, surtout pendant la Saint-Valentin. Par exemple, un bouquet de 19 grandes roses rouges peut coûter 39,95 euros, tandis qu’un bouquet de 25 tiges d’anémones et renoncules, d’origine France, est au même prix. De plus, un bouquet local est plus durable car il nécessite moins de transport, ce qui réduit son empreinte carbone.
En conclusion, il est possible de célébrer la Saint-Valentin de manière plus responsable et économique en choisissant des alternatives aux roses importées. Si vous tenez absolument à offrir des roses, demandez des roses françaises. Vous contribuerez ainsi à soutenir l’économie locale et à protéger l’environnement.