Face à la conjoncture économique défavorable du groupe, Casino a été contraint d'examiner les « intérêts » de ses rivaux. Cette situation suscite l'inquiétude des syndicats qui craignent une "vente par appartements".
Tl;dr
- Le groupe Casino, en difficulté financière, envisage de céder des magasins à des concurrents.
- Plusieurs centaines de salariés ont manifesté leur inquiétude pour l’avenir du groupe.
- Les syndicats craignent une « vente à la découpe » et des conséquences sur l’emploi.
- Une restructuration de l’endettement et un changement d’actionnariat sont prévus.
Les salariés du groupe Casino manifestent leur inquiétude
Face à la situation économique troublée du géant français du commerce, le groupe Casino, une onde de choc s’est propagée parmi ses salariés. Des centaines d’entre eux, appartenant à diverses enseignes du groupe dont Franprix et Monoprix, ont manifesté mardi pour exprimer leurs craintes quant à l’avenir de l’entreprise. En proie à des difficultés financières, le groupe a en effet annoncé envisager la cession de certains de ses magasins à des concurrents.
Un avenir incertain
Le pessimisme était palpable lors de la manifestation à Saint-Etienne, où se trouve le siège de l’entreprise. « Casino est mort, nous demandons à pouvoir partir dignement. », déclarait Hervé Preynat, de la CFDT. Ce climat d’incertitude est renforcé par l’annonce de la vente potentielle de magasins, décision qui implique pour Casino de se confronter à ses « intérêts » concurrents.
Restructuration et changement d’actionnariat
Une restructuration de l’endettement du groupe a été convenue avec ses créanciers fin juillet, accompagnée d’un changement d’actionnariat. Ce dernier prévoit une prise de contrôle par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le Français Marc Ladreit de Lacharrière et le fonds britannique Attestor, et doit se concrétiser au premier trimestre 2024.
Des craintes pour l’emploi
La perspective d’une cession de magasins soulève de nombreuses inquiétudes parmi les salariés. Les syndicats redoutent une « vente à la découpe », avec des conséquences en chaîne sur l’emploi. Nathalie Devienne (FO), porte-parole de l’intersyndicale, s’inquiète notamment pour les autres filiales, la logistique et les sièges sociaux.