Sarco : la controversée capsule suisse d’assistance au suicide, expliquée

La mini-cabine bleue, qui offre une mort sans douleur par libération d'azote aux personnes malades, soulève de nombreuses controverses. Qu'en pensez-vous de cette création controversée ?

TL;DR

  • Une capsule d’assistance au suicide créée en Suisse suscite des controverses.
  • La capsule, appelée « Sarco », libère de l’azote pour provoquer une mort indolore.
  • Les autorités suisses ont exprimé des inquiétudes sur l’utilisation de cette capsule.

Une innovation controversée

Imaginez un sarcophage futuriste, une capsule d’assistance au suicide qui permettrait à une personne de mettre fin à sa vie sans l’aide d’un médecin. Cette machine, nommée « Sarco », a été créée en Suisse par l’association The Last Resort. Toutefois, cette innovation a suscité de vives controverses et des inquiétudes au sein de la société suisse.

Comment fonctionne « Sarco » ?

La « Sarco » est une mini-cabine où la personne qui souhaite mourir s’allonge. Après avoir répondu à une série de questions pour confirmer qu’elle comprend l’acte qu’elle s’apprête à commettre, elle peut actionner elle-même le bouton qui libérera de l’azote à l’intérieur de la capsule. « Après deux ou trois respirations, elle perdra conscience et mourra quelques minutes plus tard », explique Dr. Fiona Stewart, membre consultative de The Last Resort.

Des critères d’éligibilité stricts

Pour pouvoir utiliser la « Sarco », une série de critères doit être respectée. En premier lieu, un examen psychiatrique est nécessaire pour prouver que la personne est en pleine possession de ses moyens. De plus, l’association prévoit de donner accès aux plans pour fabriquer la capsule aux personnes âgées d’au moins cinquante ans. Toutefois, les demandes de personnes plus jeunes, sérieusement et physiquement malades, pourront également être prises en considération.

Des inquiétudes légitimes

Malgré la promesse de permettre une mort indolore, la capsule « Sarco » suscite de vives inquiétudes. Les autorités du canton suisse du Valais se sont opposées à son utilisation, en attendant d’obtenir des informations plus conséquentes sur le dispositif. De plus, Jean-Jacques Bise, co-président d’Exit, un organisme suisse qui fournit une assistance médicalisée au suicide, s’est exprimé à l’AFP : « C’est totalement surréaliste ». Il estime que cette capsule risque de bouleverser le cadre légal du suicide assisté et appelle à une décision démocratique.