L'Insee a révélé ce vendredi 15 décembre que l'augmentation automatique de 1,13% est attribuable à l'inflation. Quelles pourraient en être les implications pour l'économie ?
TL;DR
- Le Smic va augmenter de 1,13% au 1ᵉʳ janvier 2024.
- Cette hausse est due à l’inflation, non à une mesure gouvernementale.
- Il s’agit d’une augmentation de près de 20 euros pour un temps plein.
Une hausse automatique du Smic
Un vent d’optimisme souffle pour les travailleurs français rémunérés au salaire minimum interprofessionnel de croissance, le Smic. Suite à la révélation, le 15 décembre 2023, des chiffres de l’inflation par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), il est désormais confirmé que le Smic va connaître une hausse automatique de 1,13 % au 1ᵉʳ janvier 2024.
Il faut préciser que cette augmentation n’est pas le résultat d’une initiative gouvernementale. En effet, elle est le fruit d’un mécanisme automatique de revalorisation lié à l’inflation.
Un gain de près de 20 euros par mois
Les détails de cette augmentation sont éloquents. Le taux horaire du Smic, qui était de 11,52 euros (brut) depuis le 1ᵉʳ mai 2023, passera à 11,65 euros de l’heure à partir du 1ᵉʳ janvier 2024. Pour un salarié travaillant à temps plein, le Smic passera de 1 747,20 euros/mois bruts à 1 766,92 euros, soit une hausse de 19,72 euros par mois. En net, selon le simulateur gouvernemental, cela représente 1 377 euros.
L’inflation en toile de fond
En novembre 2023, l’Insee a dévoilé un indice des prix à la consommation en hausse moyenne de « 3,5 % sur un an ». Pour établir la revalorisation du Smic, le gouvernement a pris en compte la hausse des prix pour les 20 % des ménages aux plus faibles revenus. En outre, le Smic peut aussi bénéficier d’une hausse lorsque, sur un mois, l’indice des prix à la consommation augmente de plus de 2 %. C’est ce qui avait conduit à la dernière revalorisation, au 1ᵉʳ mai 2023.
Par ailleurs, rappelons que le gouvernement a également la possibilité de décider d’une augmentation supplémentaire du Smic. La dernière fois que l’exécutif a fait ce choix, c’était en 2012, suite à l’élection de François Hollande.