Le mercredi 18 octobre, un nouveau type de train, le TER à batterie, a été dévoilé conjointement par la SNCF et Alstom. Ce nouveau modèle ferroviaire sera testé dans cinq régions différentes d'ici décembre 2024.
- La SNCF et Alstom ont dévoilé un nouveau prototype de TER à batteries.
- Le but est de remplacer les trains diesel, notamment sur les lignes non électrifiées.
- Les batteries, rechargeables en gare et sur les portions électrifiées, offrent une autonomie de 80 km.
- Cinq régions expérimenteront ce nouveau train avant son déploiement prévu pour décembre 2024.
Un pas vers la fin du diesel
En date du mercredi 18 octobre, la SNCF et Alstom ont marqué un tournant majeur dans le domaine du transport ferroviaire, en dévoilant le tout premier TER à batteries lors des rencontres nationales du transport public à Clermont-Ferrand. Ce prototype, fruit de leur collaboration, vise à remplacer les TER bi-mode diesel et électrique utilisés sur les 20% de lignes non électrifiées.
Une alternative écologique et économique
En complément des trains hybrides et des trains à hydrogène en cours de développement, le TER à batteries se présente comme une alternative écologique et économique pour sortir du diesel sans engager de grands travaux d’électrification des voies, comme le souligne la SNCF.
Une autonomie prometteuse
Concrètement, ce nouveau train ne nécessite pas la construction de nouvelles rames. Des rames AGC existantes, âgées d’une vingtaine d’années, seront modifiées pour accueillir des batteries. Ces dernières, rechargeables en gare et sur les portions électrifiées, permettront au train de rouler de manière autonome sur 80 kilomètres, à une vitesse pouvant atteindre 160 km/h.
Une mise en circulation prévue pour 2024
Ce TER à batteries n’est pour l’instant qu’un prototype, qui doit encore subir plusieurs tests de sécurité et d’intégration dans l’infrastructure ferroviaire existante. Si ces tests sont concluants, le premier TER à batteries devrait circuler d’ici décembre 2024, en Nouvelle-Aquitaine. D’autres régions, notamment l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Provence-Alpes-Côte-d’Azur, l’Occitanie et les Hauts-de-France, se sont portées volontaires pour expérimenter ce nouveau moyen de transport avant son déploiement sur l’ensemble du territoire.