L'assaut, ayant laissé deux officiers de police blessés, a été mené par deux individus. L'un d'eux s'est donné la mort en se faisant exploser, tandis que le second a été neutralisé par un tir à la tête.
Tl;dr
- Attaque à Ankara le 1er octobre 2023, deux policiers blessés.
- Un attentat suicide perpétré par deux hommes visant la police et le ministère de l’intérieur.
- Aucune revendication pour cet attentat non loin du parlement.
- Le parlement doit valider l’entrée de la Suède dans l’Otan.
Attentat à Ankara : deux policiers blessés
Dimanche 1er octobre 2023, Ankara, capitale de la Turquie, a été le théâtre d’une attaque terroriste. Cet attentat suicide a fait deux blessés parmi les forces de l’ordre. L’incident s’est produit à quelques heures de l’ouverture d’une session parlementaire cruciale, qui doit notamment valider l’adhésion de la Suède à l’OTAN.
Le cœur de la capitale turque touché
Le ministre de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a déclaré que l’attaque avait été menée par deux hommes. L’un d’entre eux s’est fait exploser, tandis que l’autre a été neutralisé par une « balle dans la tête ». La cible de l’attaque était le siège du ministère de l’intérieur et de la police, situés dans le même complexe au centre d’Ankara, non loin du parlement.
Un acte non revendiqué
L’attentat, qui n’a pas été revendiqué, a eu lieu un dimanche matin, dans un quartier ministériel généralement désert à cette heure et sous une pluie battante. Heureusement, aucune autre victime n’a été déplorée.
Le ministre de l’intérieur a livré un récit détaillé de l’attaque : « Deux terroristes se sont présentés à bord d’un véhicule commercial vers 9h30 devant le portail d’entrée de la Direction Générale de la Sécurité de notre ministère de l’Intérieur et ont perpétré un attentat à la bombe. Pendant leur intervention, un des terroristes s’est fait exploser. L’autre a été tué par une balle dans sa tête avant qu’il n’ait l’occasion de se faire exploser. Deux de nos policiers ont été légèrement blessés dans l’échange de tirs, mais leurs jours ne sont pas en danger. »
La police d’Ankara a procédé à des « explosions sous contrôle » de « paquets suspects », craignant d’autres attentats. Le parquet général d’Ankara a ouvert une enquête et demandé à tous les médias turcs de cesser de diffuser des images de l’attentat.
Une session parlementaire cruciale
Malgré cet attentat, la session parlementaire a débuté comme prévu. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est arrivé dans l’enceinte du parlement à 14h (13h heure française). Cette session doit notamment valider l’entrée de la Suède dans l’OTAN.