Suspense prolongé pour les derniers « ajustements » du remaniement gouvernemental
Il était anticipé que la nouvelle composition du gouvernement serait révélée ce mercredi 19 juillet. Cependant, Emmanuel Macron et Elisabeth Borne maintiennent le mystère.
Le remaniement du gouvernement : le dénouement attendu
L’attente est à son comble, le nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne se fait désirer. Initialement prévu pour ce mercredi 19 juillet, le président Emmanuel Macron et la Première ministre Elisabeth Borne alimentent le suspense. La composition de la nouvelle équipe exécutive, incluant notamment la présence pressentie de Gabriel Attal à l’Éducation, est reportée à jeudi, le temps nécessaire pour apporter les ultimes « ajustements ».
Des réunions en cascade à l’Elysée
Dans le huis clos de l’Elysée, aucun détail ne filtre. Les consultations se sont enchaînées toute la journée de mercredi, couvrant des sujets divers, de la politique nucléaire le matin à la préparation des JO l’après-midi. Après la seconde réunion, la Première ministre est restée plus longtemps, sans doute pour finaliser la liste des ministres. Ces hésitations donnent l’impression d’un « bras de fer » entre Emmanuel Macron et Elisabeth Borne.
Incertitudes et hypothèses concernant les ministres
Alors que le remaniement approche, les ministres actuels scrutent le moindre signe. Le sort de certains, dont Pap Ndiaye à l’Éducation nationale, semble déjà scellé. Gabriel Attal, le ministre du Budget et étoile montante du macronisme, est pressenti pour prendre sa suite. Quant au porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, il pourrait conserver son poste malgré les rumeurs de remplacement par les députées Renaissance Maud Bregeon ou Prisca Thevenot.
Possibles départs et arrivées
D’autres changements sont attendus. La secrétaire d’Etat à l’Economie sociale et solidaire Marlène Schiappa serait sur le départ, tout comme Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités. Ce dernier pourrait être remplacé par Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, ou la députée du parti présidentiel Astrid Panosyan-Bouvet.
L’opposition critique le statu quo
Pour l’opposition, le maintien d’Elisabeth Borne au poste de Première ministre signifie que « rien ne change », comme l’affirme Marine Le Pen, cheffe des députés Rassemblement national. Elle prévoit un gouvernement où « les ministres jouent à la chaise musicale les uns avec les autres et des gens complètement inconnus ».
Une image en légère amélioration pour Elisabeth Borne
Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, qui était un temps pressenti pour Matignon, pourrait prendre le titre de ministre d’Etat, témoignant de son influence croissante au sein de l’exécutif. Pour la cheffe des députés Renaissance Aurore Bergé, Elisabeth Borne, malgré un taux de satisfaction de seulement 56% parmi les Français, a « gagné le respect » de son camp par sa « force de caractère » et de « travail ». Selon un sondage ELABE/BFMTV, plus de 8 Français sur 10 estiment qu’Emmanuel Macron a « raté » ses « 100 jours » après la réforme des retraites.
