Dans un long entretien, Sylvester Stallone révèle avoir souffert de boulimie au sommet de sa carrière et admet avoir pris des stéroïdes.
En bref
- Sylvester Stallone dit avoir souffert de boulimie
- Il admet aussi un recours aux stéroïdes
- Un trouble souvent difficile à repérer
Sylvester Stallone a livré un aveu rare dans un entretien au New York Times publié dimanche 27 septembre. L’acteur explique avoir souffert de boulimie au sommet de sa carrière et reconnaît avoir pris des stéroïdes, alors même que son image publique reposait largement sur un physique ultra-travaillé.
Un aveu inédit sur une période clé
Interrogé par la journaliste Lulu Garcia-Navarro sur l’évolution de son rapport au corps, Sylvester Stallone raconte que cette quête de forme physique a fini par déraper. Il dit n’avoir jamais parlé publiquement de cette boulimie auparavant.
Dans cet échange, il explique qu’il n’arrivait plus à garder quoi que ce soit dans l’estomac, ou qu’il refusait de le faire, tant il était obsédé par l’idée de conserver le même niveau de condition physique. Le fait est important, parce qu’il décrit lui-même une mécanique installée, pas un épisode isolé.
Le corps comme outil, puis comme obsession
Pour l’acteur, ce corps était d’abord une armure. Il raconte avoir réfléchi à l’évolution de ses personnages, d’abord Rocky, qu’il voyait au départ comme un homme doux à l’apparence ordinaire, puis Rambo, qu’il voulait plus animal, plus athlétique, presque félin.
Il résume ce virage avec une image frappante, celle d’une silhouette de jaguar. Mais ce travail, pensé au départ pour servir des rôles, est devenu selon lui une obsession. Il parle même d’une forme de culte du corps. Le glissement, clairement, est là.
Les stéroïdes et leurs effets
Au fil de l’entretien, Sylvester Stallone va plus loin. Il estime que personne n’atteint ce type de transformation sans substances ni drogues. Relancé par Lulu Garcia-Navarro, il admet avoir pris des stéroïdes.
Il ajoute que le bilan a été terrible, notamment sur l’humeur. Il dit avoir été en permanence en train de se faire du mal durant cette période, avant de s’en sortir grâce à un autre rôle. Il ne détaille pas davantage ce point, mais le lien qu’il fait entre performance physique et dégâts personnels est net.
Pourquoi cet aveu dépasse son cas personnel
La boulimie se caractérise par des prises alimentaires massives sur un temps court, suivies de comportements de compensation, comme le vomissement, le jeûne ou le sport excessif. Particularité souvent rappelée, l’IMC peut rester dans les normes, ce qui complique le repérage.
En France, les troubles des conduites alimentaires concernent tous les âges et tous les sexes, même s’ils touchent davantage les femmes. L’Assurance maladie indique que la boulimie concerne environ 1,5 % des 11-20 ans, avec environ un garçon pour trois jeunes filles. C’est ce contexte qui donne à la parole de Sylvester Stallone un écho plus large qu’une simple confession de star.