La décote temporaire de 10%, appelée "malus", qui affectait les pensions de nombreux retraités depuis 2019, malgré leur départ à la retraite en toute légalité, sera éliminée à partir du 1er décembre.
- Le « malus » sur les pensions de retraités sera supprimé dès le 1er décembre.
- Les pensions complémentaires d’ex-salariés du privé seront revalorisées de 4,9% à partir du 1er novembre.
- Entre 2024 et 2026, la revalorisation des pensions pourrait être inférieure en fonction de la conjoncture économique.
- Syndicats et patronat s’opposent à l’idée de l’exécutif de ponctionner les réserves de l’Agirc-Arrco.
Une amélioration des conditions de retraite
Un vent de changement souffle sur les pensions de nombreux retraités français. En effet, le « malus », cette décote temporaire de 10% appliquée depuis 2019 sur leurs pensions, va être supprimé à partir du 1er décembre. Ce malus affectait nombre de retraités partis en toute légalité, remplissant toutes les conditions requises. C’est une véritable « bouffée d’oxygène » pour ces derniers.
Une revalorisation attendue
Par ailleurs, les retraités du privé peuvent se réjouir de voir leurs pensions complémentaires revalorisées de 4,9% à compter du 1er novembre. Une augmentation qui suit le niveau de l’inflation, comme l’ont annoncé les organisations syndicales et patronales du régime Agirc-Arrco. Cet accord, qui doit encore être signé, a été obtenu après de longues négociations.
Une possible diminution future
Il convient toutefois de noter que cette revalorisation pourrait être moindre entre 2024 et 2026. En effet, en fonction de la conjoncture économique, la hausse pourrait être sous-indexée de 0,4 point en dessous de l’inflation. Néanmoins, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco pourra choisir de la ramener au niveau de l’inflation.
Une opposition à l’exécutif
En outre, les organisations syndicales et patronales se sont unies pour faire front commun face aux velléités de l’exécutif de ponctionner les réserves de l’Agirc-Arrco. Une mesure que le négociateur de FO, Michel Beaugas, qualifie de « détournement de fonds ». Selon les partenaires sociaux, une telle ponction mettrait en péril l’Agirc-Arrco et ses capacités à augmenter les pensions à l’avenir. Une lutte pour la préservation des droits des retraités qui continue.