« Taxe Lapin »: Le Sénat vote une sanction pour les rendez-vous médicaux manqués
L'amendement visant à imposer une pénalité financière aux patients qui ne se présentent pas à leurs rendez-vous a été voté par les sénateurs. Cependant, cette proposition n'est pas soutenue par le gouvernement.
Tl;dr
- De nombreux patients ne respectent pas leurs rendez-vous médicaux.
- Le Sénat propose une pénalité financière pour ces patients.
- Le gouvernement s’oppose à cette proposition sur la forme.
- La mise en œuvre de cette sanction pose des questions pratiques.
La problématique des « lapins » médicaux
Un problème persistant agite le monde médical français : le non-respect des rendez-vous par les patients. Ces derniers, souvent qualifiés de poser des « lapins » aux professionnels de santé, annulent leurs rendez-vous à la dernière minute ou ne se présentent tout simplement pas à leurs consultations.
Une sanction financière proposée par le Sénat
Face à ce phénomène, le Sénat a voté le 16 novembre 2023 un amendement visant à « responsabiliser » ces patients en instaurant une pénalité financière. Cette proposition, débattue dans le cadre de la loi sur le budget de la Sécurité Sociale (PLFSS), envisage de faire porter par les assurés défaillants une « somme forfaitaire ».
Le gouvernement en désaccord
Cependant, le gouvernement s’oppose à cette mesure. Aurélien Rousseau, le ministre de la Santé, a exprimé son désaccord non pas sur le fond mais sur la forme de la proposition. Selon lui, « C’est facile d’envisager une taxe lapin pour les personnes qui prennent rendez-vous sur Doctolib, c’est plus compliqué pour ceux qui prennent rendez-vous par téléphone, nous n’avons pas trouvé la solution, même si on travaille d’arrache-pied. » Il a précisé que le gouvernement préfère renvoyer cette question aux discussions en cours entre l’Assurance maladie et les médecins.
Des médecins déjà surchargés
Céline Brulin, sénatrice communiste, a également exprimé son opposition à cette proposition. Pour elle, les médecins, déjà surbookés et en nombre insuffisant, ne devraient pas avoir à gérer des pénalités financières pour les patients défaillants. De plus, elle s’interroge sur la manière de distinguer les annulations justifiées des cas plus « farfelus ».
