Le groupe finlandais PerkinElmer commercialise des tests qui visent à identifier les risques potentiels chez le fœtus au cours du premier et du deuxième trimestre de grossesse, mais il semble qu'il y ait une pénurie de ces tests.
Tl;dr
- Des tests de dépistage de la trisomie 21 connaissent des difficultés d’approvisionnement.
- Le groupe finlandais PerkinElmer, producteur des tests, signale une tension d’approvisionnement mondiale.
- PerkinElmer assure pouvoir couvrir les besoins mondiaux jusqu’à un retour à la normale en 2024.
- En 2022, l’Ansm a recensé plus de 3 700 déclarations de ruptures de stock ou de risques de rupture.
Des tests de dépistage de la trisomie 21 en manque d’approvisionnement
La trisomie 21, une condition génétique qui touche les bébés dès leur naissance, est dépistée pendant la grossesse grâce à des tests médicaux spécifiques. Malheureusement, ces tests sont actuellement en proie à des difficultés d’approvisionnement.
Une tension d’approvisionnement mondiale
Les tests en question sont commercialisés par le groupe finlandais PerkinElmer, qui a récemment signalé une « tension d’approvisionnement mondiale ». Cette situation est due à une rupture d’approvisionnement d’un composant essentiel à la fabrication des tests. En conséquence, PerkinElmer a dû limiter ses livraisons et informer les utilisateurs que les réactifs nécessaires aux tests ne disposent plus que d’un seul flacon de traceur au lieu de deux.
Malgré ces difficultés, le groupe finlandais rassure en affirmant être en capacité de « couvrir les besoins mondiaux » et prévoit un « retour à la normale » en 2024.
Une préoccupation majeure pour le dépistage prénatal
Le test de dépistage de la trisomie 21 est l’un des plus couramment pratiqués pendant une grossesse en France. Il repose sur le dosage de l’HCG beta libre, un marqueur sérique maternel de la trisomie 21. En France, ce dosage est effectué par des laboratoires de biologie médicale agréés, à l’aide des dispositifs fabriqués par PerkinElmer.
Face à cette situation, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) assure qu’elle travaille activement à la recherche de solutions alternatives pour pallier la tension et garantir l’accès à ce dépistage pour toutes les femmes enceintes en France.
Une crise d’approvisionnement persistante
Cette difficulté d’approvisionnement n’est pas un cas isolé. Récemment, des médicaments comme l’amoxicilline et le paracétamol ont également fait l’objet de ruptures de stock. L’Ansm a recensé plus de 3 700 déclarations de ruptures de stock ou de risques de rupture en 2022, soit presque deux fois plus qu’en 2021.
Face à cette crise persistante, le gouvernement mise sur la relocalisation des productions de certains traitements. Cependant, cette stratégie ne produira pas d’effets à court terme.