Tourisme médical en Turquie pour greffe de cheveux : une tendance en hausse
La contrainte sociale et le déficit d'estime de soi... Pour un grand nombre d'hommes, la chute de cheveux est un réel tourment. Quelques-uns choisissent la solution de la transplantation de cheveux en Turquie.
La souffrance de la calvitie et le recours à la greffe capillaire en Turquie
La perte de cheveux peut être un véritable fardeau psychologique pour de nombreux hommes. Face à la pression sociale et à une confiance en soi en berne, certains n’hésitent pas à franchir le pas de la greffe capillaire. Une solution de plus en plus prisée, en particulier en Turquie, pays devenu au fil des années un véritable eldorado dans ce domaine.
Ainsi, Hakim, fonctionnaire de 34 ans, a vu sa calvitie se creuser progressivement après ses 25 ans. Si la situation ne le dérangeait pas initialement, les regards insistant sur son crâne dégarni et les moqueries de ses amis ont fini par l’affecter. Conscient que sa calvitie ne ferait que s’accentuer avec l’âge, il a décidé de se lancer dans l’aventure de la greffe capillaire en Turquie en janvier 2023. *« À mon âge, c’était maintenant ou jamais ! »*, nous confie-t-il.
La Turquie, capitale mondiale de la greffe capillaire
Ces dernières années, la Turquie s’est imposée comme une véritable plaque tournante de la greffe de cheveux. Selon Jérémy Delattre, cofondateur de la clinique Klineva, basée à Istanbul depuis 2020, *« c’est devenu la capitale mondiale de la greffe capillaire »*. Sa clinique, qui accueille environ 350 patients chaque année (hors période Covid), prévoit une augmentation de sa patientèle en 2023, avec une fourchette de 400 à 450 patients. La majorité d’entre eux sont des hommes âgés de 25 à 40 ans, sans distinction de statut ou de catégorie socio-professionnelle.
Une opération médicale avant tout
Malgré cette démocratisation, il est crucial de rappeler que la greffe de cheveux est avant tout une opération médicale. Comme le souligne le Dr Marie Jourdan, dermatologue spécialisée en dermatologie esthétique, *« La greffe de cheveux, c’est un vrai savoir-faire médical. Avec la multiplication des centres en Turquie, il y a un vrai risque de tomber sur n’importe quoi ou n’importe qui »*. L’alerte est donc sur le choix de la clinique et non sur la destination. Hakim, par exemple, a soigneusement choisi sa clinique après avoir mené son enquête.
Le prix, un argument de choix
Outre la qualité des soins, l’un des principaux attraits de la Turquie réside dans le coût de l’opération. Alors qu’en France, le prix d’une greffe de cheveux peut s’élever jusqu’à 15 000 euros, en Turquie, il est possible de bénéficier d’un package complet (opération, taxi, hôtel, interprète) pour un coût total de 2 270 euros, auxquels s’ajoutent les frais de transport. Cette différence de coût a été un argument décisif pour Hakim, qui avait reçu un devis de 10 000 euros pour moins de 300 implants en France.
Un suivi rigoureux et personnalisé
Le suivi post-opératoire est également un aspect crucial de l’opération. En effet, même si la greffe est terminée, la zone opérée reste très fragile. Les patients doivent respecter une routine capillaire précise pour prendre soin des greffons et éviter toute infection. Les cliniques turques assurent généralement ce suivi, en demandant des photos régulières du cuir chevelu aux patients et en restant disponibles pour répondre à leurs questions.
Un phénomène en pleine expansion
La demande pour la greffe capillaire est en constante augmentation. De plus en plus d’hommes, qui hésitaient il y a encore quelques années, se décident aujourd’hui à franchir le pas. Malgré les risques inhérents à toute intervention médicale, la greffe capillaire s’est vraiment démocratisée. Un phénomène qui s’explique en grande partie par le développement de cliniques spécialisées de plus en plus compétentes et accessibles, notamment en Turquie.
