Toxines persistantes dans les protections hygiéniques: Glyphosate, dioxines et plus
L'association 60 millions de consommateurs tire la sonnette d'alarme concernant la présence de produits chimiques dans les tampons, y compris ceux estampillés bio ou ayant reçu des labels de qualité. Elle appelle à une prise de conscience et à un effort pour résoudre ce problème.
Tl;dr
- 60 millions de consommateurs alerte sur les substances toxiques dans les protections périodiques.
- Les tampons contiennent des traces de glyphosate et de dioxine.
- Même les produits labellisés ou bio présentent des contaminants.
- Un effort de transparence et de régulation est demandé.
Un signal d’alarme sur les substances toxiques dans les protections féminines
Le magazine 60 millions de consommateurs souligne une fois de plus l’inquiétude croissante concernant la présence de substances chimiques nocives dans les produits d’hygiène féminine. Les tampons, notamment, sont mis en évidence dans une récente étude comparative.
Des contaminants troublants dans les tampons
L’organisation de consommateurs a analysé 24 produits différents, cherchant spécifiquement neuf contaminants potentiellement dangereux. Des traces de glyphosate et de dioxine ont été identifiées. Ces substances, provenant des conditions de culture du coton et des processus de fabrication, peuvent être liées à des risques de cancer, de mutation génétique, de toxicité pour la reproduction et de perturbations endocriniennes.
Pourtant, les marques concernées soutiennent que les niveaux de ces contaminants ne sont pas inquiétants. Cependant, les connaissances manquent concernant l’exposition par les muqueuses et les seuils à partir desquels ces substances peuvent devenir perturbatrices pour le système endocrinien. Par conséquent, 60 millions de consommateurs pénalise dans ses résultats les produits qui contiennent ces substances, même à l’état de traces.
Des labels « verts » qui ne garantissent pas l’innocuité
L’étude révèle également que même les produits certifiés par des labels écologiques peuvent contenir des traces de ces contaminants. En effet, le glyphosate a été retrouvé dans le coton, qu’il soit classique ou biologique. Ces labels se concentrent principalement sur l’impact environnemental, sans garantir l’absence de substances chimiques potentiellement nocives pour la santé humaine.
60 millions de consommateurs demande un « effort important » pour renforcer les critères des labels environnementaux en matière de santé humaine. Malgré une promesse de transparence faite en décembre 2022 par Olivier Véran, alors ministre de la Santé, le chemin vers une composition plus sûre des protections féminines reste long.
