Tunisie, Mondial 2026 : Sabri Lamouchi écarté après la claque, Renard arrive

Ballon et drapeau tunisien dans le cadre
Image d'illustration. Deux symboles se répondent en Tunisie. — ADN

La Tunisie change déjà de sélectionneur en pleine Coupe du monde après le 5-1 subi contre la Suède. Hervé Renard doit prendre le relais au Mexique.

En bref

  • Lamouchi écarté après le 5-1 contre la Suède
  • Hervé Renard prend la suite jusqu’à la fin
  • La Tunisie change encore en plein Mondial

La Tunisie a tranché après sa lourde entrée en lice dans la Coupe du monde. Battus 5-1 par la Suède dimanche, les Aigles de Carthage ont décidé de se séparer de Sabri Lamouchi dès le lendemain. L’annonce a été faite lundi par Moez Nassari, le président de la Fédération tunisienne, sur la télévision publique.

Le 5-1 qui a tout fait basculer

Un match a suffi. La Fédération tunisienne a très mal vécu cette déroute face à la Suède, au point de changer de cap en pleine compétition. Officiellement, Sabri Lamouchi a été démis de ses fonctions après cette première sortie ratée.

Le signal est clair. Pour les dirigeants tunisiens, ce revers inaugural a rendu la situation intenable, alors que la sélection n’a disputé qu’une seule rencontre dans ce Mondial.

Hervé Renard appelé pour finir le tournoi

C’est un autre technicien français qui prend la main. La chaîne publique tunisienne a indiqué qu’un accord officiel avait été conclu avec Hervé Renard pour diriger l’équipe nationale jusqu’à la fin de la Coupe du Monde 2026.

Renard doit arriver mardi à Monterrey, où la sélection tunisienne est basée au Mexique pendant le tournoi. Il y dirigera sa première séance d’entraînement. Le calendrier s’accélère, et le changement se fait sans délai.

Son parcours récent pèse aussi dans ce choix. Il avait conduit l’équipe de France féminine jusqu’aux quarts de finale du Mondial 2023, avant une élimination contre les Australiennes. Plus tôt, avec l’Arabie saoudite, il avait marqué la Coupe du monde 2022 en battant d’entrée l’Argentine, future championne du monde.

Lamouchi s’arrête après quelques mois

Nommé en janvier, Sabri Lamouchi, 54 ans, ne sera donc resté que quelques mois à la tête de la sélection. La formule retenue est celle d’une fin de contrat d’un commun accord.

Mais le contexte ne laisse guère de doute sur la cause immédiate. L’avenir de l’ancien international français, d’origine tunisienne, s’était brutalement assombri dans les heures suivant la claque contre la Suède.

Une décision rare, mais pas sans précédent

La Tunisie n’invente pas ce scénario, elle le répète. En 1998, Henryk Kasperczak avait déjà été licencié en pleine phase de groupes avec cette même sélection, après deux défaites.

Cette année-là, le Mondial en France avait aussi emporté Cha Bum-kun avec la Corée du Sud et Carlos Alberto Parreira avec l’Arabie saoudite. Plus récemment, la Côte d’Ivoire avait écarté Jean-Louis Gasset après les poules de la CAN 2024, avant de remporter le tournoi avec Émerse Faé. Un rappel utile, quand même, sur la brutalité de ces compétitions courtes.