L'UFC-Que Choisir, en compagnie d'une quinzaine d'autres associations de consommateurs, se sert de la législation relative aux services numériques pour cibler l'entreprise Temu. Qu'est-ce qui les pousse à prendre de telles mesures ?
- UFC-Que Choisir porte plainte contre le site e-commerce Temu.
- Temu est accusé de multiples manquements en vertu du Digital Service Act.
- Temu promet d’être transparent et respecter toutes les lois appliquables.
L’UFC-Que Choisir s’attaque à Temu
L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a décidé de porter plainte contre le géant chinois de l’e-commerce Temu. Le reproche principal est l’absence de garantie d’un environnement en ligne sûr et fiable pour les utilisateurs.
Les accusations portées contre Temu
Le site Temu, qui a conquis l’Europe en 2023, est accusé de plusieurs manquements. Selon l’UFC-Que Choisir, Temu ne fournit pas une traçabilité adéquate des professionnels vendant des produits, ne donne pas d’explications sur le fonctionnement de ses systèmes de recommandation et ne met pas en place de mesures de protection suffisantes pour les mineurs. De plus, Temu est critiqué pour l’utilisation de techniques de manipulation, les soi-disant « dark patterns ».
La plainte basée sur le Digital Service Act
Après avoir constaté ces infractions, l’UFC-Que Choisir, soutenue par 16 autres associations de consommateurs, a déposé une plainte devant l’Arcom. Cette plainte s’appuie sur le Digital Service Act (DSA), un règlement européen qui vise à responsabiliser les plateformes numériques.
La réponse de Temu
Temu a réagi à cette plainte en affirmant prendre celle-ci très au sérieux. Un porte-parole de la société a déclaré qu’ils considéraient cette plainte comme une occasion d’améliorer leurs services aux consommateurs. Temu promet de faire preuve de transparence et de respecter toutes les lois et réglementations applicables. Cependant, la société n’a pas encore précisé comment elle compte se défendre face à cette plainte.