Le directeur du service des urgences d'un hôpital en Israël partage son expérience quotidienne à la suite des attaques.
Tl;dr
- Dan Schwarzfuchs, chef des urgences d’un hôpital israélien, fait face à des attaques meurtrières.
- Plus de 1000 membres du personnel médical sont présents, y compris des volontaires.
- Les attaques ont fait plus de 3200 blessés, dont 870 traités à l’hôpital Soroka.
- Le nombre de blessés dépasse largement la moyenne mensuelle habituelle.
La tragédie silencieuse des hôpitaux israéliens
Dan Schwarzfuchs, le responsable des services d’urgence de l’hôpital Soroka de Beersheva, au sud d’Israël, raconte comment son quotidien a basculé en un instant. Deux sirènes d’alerte ont retenti tôt samedi matin, annonçant une réalité effroyable : « Nous avons très vite compris que c’était la guerre.«
Un personnel médical mobilisé en masse
En un rien de temps, l’hôpital était bondé de plus de 1000 professionnels de la santé, prêts à affronter l’horreur. Parmi eux, des médecins, des infirmières, des volontaires, certains ayant même interrompu leur congé maternité pour prêter main forte. Une mobilisation impressionnante pour faire face à une offensive meurtrière lancée par le mouvement islamiste Hamas.
Une vague de blessés sans précédent
Les attaques ont causé des dégâts inimaginables. Le dernier bilan du ministère israélien de la Santé rapporte plus de 3200 blessés, dont 870 traités à l’hôpital Soroka, l’établissement le plus important du sud du pays. Dans les premières 24 heures de la guerre, le nombre de blessés soignés en traumatologie a surpassé celui d’un « mois normal« , pour atteindre un total de 120. Une réalité d’une ampleur astronomique, comme le souligne Schwarzfuchs : « Lors de l’opération israélienne de 2014 dans la bande de Gaza, 40 blessés c’était une journée très difficile.«
Un défi médical sans précédent
Le sol de l’unité de traumatologie était constamment nettoyé du sang qui s’y déversait. Les blessés, touchés par balles pour la plupart, nécessitaient d’énormes quantités de transfusions sanguines. Schwarzfuchs et son équipe ont dû faire face à des situations inédites, soignants des jeunes rescapés de l’enfer de Tribe of Nova, une fête en plein air qui a tourné au cauchemar. « Les jeunes qui sont arrivés de la fête avaient des troubles post-traumatiques très graves, ils étaient en état de choc total après avoir été témoins de ce massacre indescriptible« , explique Schwarzfuchs.
Une réalité difficile à accepter, mais face à laquelle le personnel médical reste déterminé et prêt, comme l’affirme Schwarzfuchs : « C’est sûr qu’il y aura encore des blessés mais nous sommes tous prêts.«